Poésie de Charles coran, 1887· De 1855 a 1857
Mon portrait
Peignons mon portrait ressemblant :Pour la fortune un nonchalant ;Un dédaigneux de vaine gloire ;Un païen ne sachant rien croire ;Un rimeur d’idéal imbu,Chantre du vin qu’il n’a pas bu ;Un démocrate, et qui s’en vante,Chez lui l’égal de sa servante ;Aux champs, l’ami des prés, des bois ;Dans le monde, un homme aux abois,Trouvant tout faux, tout laid, tout triste :Et chez sa dame, un cœur d’artisteAimant tout jusqu’au falbala.Je garantis ce portrait-là.
Inédit.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Charles Coran, LIBRAIRIE DES BIBLIOPHILES, 1887· numérisation archive.org· Sources