Poésie de Charles coran, 1887· De 1846 a 1849
Mon horoscope
Je m’en confesse avec candeur :Mes doigts recherchent la rondeur.N’étant qu’au quart de leur grandeur,Le soir ils sortaient de mon langePour demander la grosse orange,Le soleil couchant, boule étrange.Ma nourrice chantait : « Demain ! »Alors j’implorais ses mamelles ;Je pressais des boules jumelles,Deux fruits boutonnés de carmin.— Lui, notre curé de campagne,Disait : « Il fera son chemin ;Il est plus fort que Charlemagne :Il porte un globe à chaque main. »
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Charles Coran, LIBRAIRIE DES BIBLIOPHILES, 1887· numérisation archive.org· Sources