Poésies de Charles coran, 1887
La naissance de venus
D’APRÈS LE TITIEN
D’un baiser de l’écume aux brisants de CythèreTout à coup vient de naître Aphrodite, ô mystère !A demi hors de l’eau, debout, la déitéSèche dans de l’air bleu sa vierge nudité.Vers elle le remous pousse un blanc coquillageOù l’art a distillé la flore du rivage ;Et Vénus qui se coiffe égoutte, en les pressant,Ses blonds cheveux mouillés sur le flot frémissant.
— C’est depuis ce beau jour que les oncles marinesAux plongeurs aguerris donnent des perles fines.
10 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Charles Coran, Paris, LIBRAIRIE DES BIBLIOPHILES, 1887· numérisation archive.org· Sources