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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Imitation De Jésus-Christ, 1656· Livre troisième

Chapitre liv

Des divers mouvements de la nature et de la grace.

Pierre Corneille· strophes variées, alexandrins et octosyllabes, 264 vers

Considère, mon fils,‖ en tout ce qui se passe,De la nature et de la grâceLes mouvements subtils‖ l’un à l’autre opposés :Leurs images souvent‖ en lieu même épandues,L’une dans l’autre confondues,Ont des traits si pareils‖ et si peu divisés,Que les plus grands dévots,‖ après s’être épuisésEn des recherches assidues,À peine, quelque soin‖ qu’ils s’en puissent donner,Ont des yeux assez vifs‖ pour les bien discerner.

Chacun se porte au bien,‖ et le desir avideJamais n’embrasse d’autre objet ;Mais il en est de faux‖ ainsi que de solide ;Et comme l’apparence‖ attire le projet,La fausse avec tant d’art‖ quelquefois y préside,Que l’un passe pour l’autre,‖ et les yeux les meilleursSe trompent aux mêmes couleurs.

C’est ainsi que souvent‖ à force d’artificesLa nature enchaîne et déçoit,Se considère seule‖ aux vœux qu’elle conçoit,Et se prend pour seul but‖ en toutes ses délices ;Mais la grâce chemine‖ avec simplicité,Ne peut souffrir du mal‖ l’ombre ni l’apparence,Ne tend jamais de piége‖ à la crédulité,Voit toujours Dieu par préférence,Ne fait rien que pour lui,‖ le prend pour seule fin,Et met tout son repos‖ en cet être divin.

S’il faut mourir en soi,‖ se vaincre, se soumettre,Se laisser opprimer,‖ se voir assujettir,La nature jamais‖ ne veut y consentir,Jamais n’ose se le permettre ;Mais la grâce prend peine‖ à se mortifier,Sous le vouloir d’autrui‖ cherche à s’humilier,À se dompter partout‖ met toute son étude ;Et de la sensualitéLe joug, si doux pour l’autre,‖ est pour elle si rude,Qu’à lui seul elle oppose‖ un esprit révolté.

Pour en mieux briser l’esclavage,La propre liberté,‖ chez elle hors d’usage,N’a rien qu’elle daigne garder :Elle aime à se tenir‖ dessous la discipline,Jamais avec plaisir‖ sur aucun ne domine,Jamais n’aspire à commander.Être et vivre sous Dieu,‖ s’attacher en captiveÀ l’ordre aimable de ses lois,Et se ranger pour lui‖ sous le moindre qui vive,C’est de tous ses desirs‖ l’inébranlable choix.

Regarde comme la natureS’empresse avec activitéÀ la moindre couleur,‖ à la moindre ouvertureQue fait son intérêt‖ ou sa commodité.Dans son plus beau travail‖ tout ce qu’elle examine,C’est combien sur un autre‖ un tel emploi butine ;L’estime s’en mesure‖ à ce qu’il rend de fruit :

La grâce cherche aussi‖ l’utile et le commode ;Mais la sainte ardeur qu’elle suit,Par une contraire méthode,Sans se considérer,‖ embrasse à cœur ouvertCe qui sert à plusieurs,‖ et non ce qui lui sert.

L’une aime les honneurs‖ où le monde l’appelle,Les reçoit avec joie,‖ et court même au-devant :L’autre m’en fait toujours‖ un hommage fidèle,Et sur ceux qu’on lui rend‖ son zèle s’élevantMe les réfère tous,‖ sans en vouloir pour elle.

L’une craint les mépris‖ et la confusion :L’autre en bénit l’occasion,Et d’une allégresse infinieAu nom de Jésus-Christ‖ souffre l’ignominie.

La molle oisiveté,‖ le repos nonchalant,Pour la nature‖ ont de douces amorces ;Mais la grâce, au contraire,‖ est d’un esprit bouillantQui veut faire sans cesse‖ un essai de ses forces :Sa vie est toute d’action,Et ne peut subsister‖ sans occupation.

Les nouveautés‖ plaisent à la nature ;Elle aime l’ajusté,‖ le beau, le précieux ;Le vil et le grossier‖ sont l’horreur de ses yeux,L’en vouloir revêtir,‖ c’est lui faire une injure :La grâce aime l’habit‖ simple et sans ornement ;Elle n’affecte point la mode ;Le plus vieux drap n’a rien‖ qui lui semble incommode,Et le plus mal poli‖ lui plaît également.

La nature a le cœur‖ aux choses de la terre,Dont le vain éclat l’éblouit,Et si le gain l’épanouit,La perte aussitôt le resserre :Il chancelle, il s’abat‖ sous le moindre revers,Et s’aigrit fortement‖ pour un mot de travers.

Comme la grâce est éloignéeDe cet indigne attachement,Les seuls biens éternels‖ attirent pleinementL’œil d’une âme qu’elle a gagnée :Elle tient pour indifférentsEt la perte et le gain‖ de ces biens apparents ;Contre elle sans effet‖ l’opprobre se déploie ;Rien ne la peut troubler,‖ rien ne la peut aigrir ;Et ne mettant qu’au ciel‖ ses trésors et sa joie,Elle ne peut rien perdre‖ où rien ne peut périr.

La nature est cupide‖ autant qu’elle est avare,Et sa brûlante soif d’avoirLa rend plus prompte à recevoirQu’à faire part‖ de ce qu’elle a de rare ;Tout ce qu’elle possède‖ émeut le propre amour,Et la possédant à son tour,À l’usage privé‖ par cet amour s’applique :La grâce est libérale,‖ et contente de peu,Ne veut point de trésors‖ qu’elle ne communique,Et du propre intérêt‖ fait un tel désaveu,Qu’elle trouve à donner‖ plus de béatitudeQu’à recevoir d’autrui‖ la juste gratitude.

Emprunte, emprunte mes clartésPour voir où penche la nature,Comme elle incline aux vanités,À la chair, à la créature,Comme elle se plaît à courirEt pour voir et pour discourir,Cependant que vers Dieu‖ la grâce attire une âme,Et que sur le vice abattuElle aplanit aux cœurs‖ qu’un saint desir enflammeL’heureux sentier de la vertu.

Elle fait bien plus, cette grâce,Elle renonce au monde,‖ et son feu généreuxDevient une invincible glacePour tout ce que la terre‖ a d’attraits dangereux.Tout ce qu’aime la chair‖ est l’objet de sa haine ;Et bien loin de courir‖ vagabonde, incertaine,Au gré de quelque folle ardeur,La retraite a pour elle‖ une si douce chaîneQue paroître en public‖ fait rougir sa pudeur.

Leurs consolations‖ sont même si diverses,Que l’une les arrête‖ à ce qu’aiment les sens :L’autre, qui les tient impuissants,Ne regarde que Dieu‖ dans toutes ses traverses,N’a recours qu’à lui seul,‖ et ne se plaît à rienQu’en l’unique et souverain bien.

Retrancher l’espoir du salaire,C’est rendre la nature‖ à son oisiveté ;Et détourner ses yeux‖ de sa commodité,C’est la mettre en état‖ de ne pouvoir rien faire.Elle ne prête point‖ ses soins officieux,Sans prétendre aussitôt‖ ou la pareille ou mieux ;Quelques dons qu’elle fasse,‖ elle veut qu’on les prise,Que ses moindres bienfaits‖ soient tenus de grand poids,Qu’elle en ait la louange‖ ou qu’on l’en favorise,Et qu’un foible service‖ acquière de pleins droits.Oh ! Que la grâce est différente !

Qu’elle fait du salaire‖ un généreux mépris !Son dieu seul est le digne prixQui puisse remplir son attente.Comme l’humaine infirmitéFait des biens temporels‖ une nécessité,C’est pour ce besoin seul‖ qu’elle en souffre l’usage ;Et ne consent d’en obtenirQue pour mieux se faire un passageÀ ceux qui ne sauroient finir.

Si le nombre d’amis,‖ si la haute alliance,Si le vieil amas des trésors,Si le rang que tu tiens,‖ si le lieu dont tu sors,De quelque vaine gloire‖ enflent ta confiance ;Si tu fais ta cour aux puissants,Si les riches ont tes encensPar une molle flatterie ;Si tu vantes partout‖ ce que font tes pareils :Tu ne suis que le cours‖ de cette afféterieQu’inspire la nature‖ à qui croit ses conseils.

La grâce agit d’une autre sorte :Elle chérit ses ennemis,Et la foule épaisse d’amisJamais hors d’elle ne l’emporte.Quoiqu’elle fasse état‖ des qualités, du rang,De l’illustre et haute naissance,Elle n’en prise point‖ l’éclat ni la puissance,Si la haute vertu‖ ne passe encor le sang.

Le pauvre en sa faveur‖ la trouve plus flexibleQue ne fait le riche orgueilleux ;Avec l’humble innocence‖ elle est plus compatibleQu’avec le pouvoir sourcilleux.Ses applaudissements‖ sont pour les cœurs sincères,Non pour ces bouches mensongèresQue la seule fourbe remplit :Elle exhorte les bons‖ à ces œuvres parfaites,Ces hautes charités‖ publiques et secrètes,Par qui du fils de Dieu‖ l’image s’accomplit ;Et sa pieuse adresse‖ aux vertus les avancePar l’émulation‖ de cette ressemblance.

La nature jamais‖ ne veut manquer de rien,Jamais du moindre mal‖ n’aime à souffrir l’atteinte ;Tout ce qu’elle n’a pas,‖ faute d’un peu de bien,Lui donne un grand sujet de plainte :La grâce n’en vient point‖ à cette lâcheté,Et porte constamment‖ toute la pauvreté.

La nature sur soi‖ fixe toute sa vue,Y jette tout l’effort‖ de ses réflexions,Et n’a point de combats‖ ni d’agitationsOù par l’intérêt propre‖ elle ne soit émue.La grâce a d’autres mouvements,Dont les sacrés épurementsRapportent tout à Dieu‖ comme à leur origine :Elle ne s’attribue‖ aucun bien qu’elle ait fait,Et toute sa vertu‖ jamais ne s’imagineQue son plus grand mérite‖ ait rien que d’imparfait.

Elle n’est point contentieuse,Et ne donne point ses avisD’une manière impérieuseQui demande à les voir suivis.Jamais à ceux d’un autre‖ elle ne les préfère ;Et de quoi qu’elle juge‖ ou qu’elle délibère,À l’examen divin‖ elle soumet le tout,Et fait la sagesse éternelleArbitre souveraine‖ et de ce qu’on croit d’elle,Et de tout ce qu’elle résout.

L’âpre démangeaison‖ d’entendre des nouvelles,Ou de pénétrer un secret,Pour la nature a tant d’attrait,Qu’elle prête l’oreille‖ à mille bagatelles ;L’ambitieuse soif‖ de paroître au dehorsLui fait consumer mille effortsÀ lasser de ses sens‖ la vaine expérience ;Et l’éclat d’un grand nom‖ lui semble un tel bonheur,Qu’il la force à courir‖ avec impatienceOù brille quelque espoir‖ de louange et d’honneur.

La grâce n’a jamais‖ cette humeur curieuseQui court après les raretés ;Jamais les folles nouveautésN’allument dans son sein‖ d’amour capricieuse :Toutes naissent aussi‖ de ces corruptionsQue du cercle des temps‖ les révolutionsSous de nouveaux dehors‖ rendent à la nature,Et jamais sur la terre‖ on n’a lieu d’espérerDu retour déguisé‖ de cette pourritureAucun effet nouveau,‖ ni qui puisse durer.

Elle enseigne à ranger‖ tes sens sous ta puissance,À bannir de tes actionsL’orgueil des ostentations,Et le fard de la complaisance ;Elle enseigne à cacher‖ dessous l’humilitéCe que de tes vertus‖ l’effort a mérité,Quand même il est tout admirable ;En toute science, en tout art,Elle cherche quel fruit‖ en peut être estimable,Et combien de son dieu‖ la gloire y tient de part.

Elle ne veut jamais‖ ni qu’on la considère,Ni qu’on daigne priser‖ quoi qu’elle puisse faire,Mais que dans tous ses dons‖ ce Dieu seul soit béni,Ce Dieu qui les fait tous‖ de sa pure largesse,Et se plaît à livrer sans cesseAux prodigalités‖ d’un amour infiniL’inépuisable fonds‖ de toute sa richesse.

Pour t’exprimer enfin‖ ce que la grâce vaut,C’est un don spécial‖ du souverain monarque,Un trait surnaturel‖ des lumières d’en haut,Le grand sceau des élus‖ et leur céleste marque,Du salut éternel‖ le gage précieux,L’arrhe du paradis,‖ et l’avant-goût des cieux.

C’est par elle que l’homme,‖ arraché de la terre,Pousse jusqu’à leur voûte‖ un feu continuel,De charnel qu’il étoit‖ devient spirituel,Et se fait à soi-même‖ une implacable guerre.Plus tu vaincs la nature‖ et l’oses maltraiter,Plus cette grâce abonde,‖ et sème des mérites,Que moi-même honorant‖ de mes douces visitesJe fais de jour en jour‖ d’autant plus haut monter ;Et ma main, d’autant mieux‖ réparant mon ouvrage,Dans ton intérieur‖ rétablit mon image.

Versification

Forme
Strophes variées
Mètre
Alexandrins et octosyllabes (176 de 12, 85 de 8, 3 de 10)· profil 8, 6+6, 4+6
Strophes
12 dizains, 5 sizains, 3 septains, 2 huitains, 1 quintil, 1 quatrain, 1 neuvain, 1 douzain
Mots à la rime
a passe / grâce féminine, classiqueb opposés / divisés masculine, classiquec épandues / confondues / assidues féminine, classiqueb épuisés / donner / discerner masculine, non classiquee avide / solide / préside féminine, classiquef objet / projet masculine, classiqueg meilleurs / couleurs masculine, classiqueh d’artifices / délices féminine, classiquei déçoit / conçoit masculine, classiqued simplicité / crédulité masculine, classiquej l’apparence / préférence féminine, classiquek fin / divin masculine, classiquel soumettre / permettre féminine, classiquem assujettir / consentir masculine, classiqued mortifier / s’humilier masculine, classiquen étude / rude féminine, classiqued sensualité / révolté masculine, classiqueo l’esclavage / d’usage féminine, classiqued garder / commander masculine, classiquep discipline / domine féminine, classiqueq captive / vive féminine, classiquer lois / choix masculine, classiquet nature / ouverture féminine, classiqued activité / commodité masculine, classiquep examine / butine féminine, classiqueu fruit / suit masculine, classiquev commode / méthode féminine, classiquew ouvert / sert masculine, classiquex l’appelle / fidèle / elle féminine, classiquey au-devant / s’élevant masculine, classiquez confusion / l’occasion masculine, classiquea infinie / l’ignominie féminine, classiquey nonchalant / bouillant masculine, classiqueb amorces / forces féminine, classiquez d’action / occupation masculine, classiquet nature / injure féminine, classiquec précieux / yeux masculine, classiquey ornement / également masculine, classiquev mode / incommode féminine, classiqued terre / resserre féminine, classiqueu l’éblouit / l’épanouit masculine, classiquee revers / travers masculine, classiquef éloignée / gagnée féminine, classiquey attachement / pleinement masculine, classiqueg indifférents / apparents masculine, classiqueh déploie / joie féminine, classiquem aigrir / périr masculine, classiquei avare / rare féminine, classiquej d’avoir / recevoir masculine, classiquek amour / tour masculine, classiquel s’applique / communique féminine, classiquem peu / désaveu masculine, classiquen béatitude / gratitude féminine, classiqueb clartés / vanités masculine, classiquet nature / créature féminine, classiquem courir / discourir masculine, classiquen âme / enflamme féminine, classiqueo abattu / vertu masculine, classiquea grâce / glace féminine, classiquec généreux / dangereux masculine, classiquep haine / incertaine / chaîne féminine, classiqueq ardeur / pudeur masculine, classiquer diverses / traverses féminine, classiqueg sens / impuissants masculine, classiquek rien / bien masculine, classiqued salaire / faire féminine, classiqued oisiveté / commodité masculine, classiquec officieux / mieux masculine, classiques prise / favorise féminine, classiquer poids / droits masculine, classiquet différente / attente féminine, classiqueu mépris / prix masculine, classiqued infirmité / nécessité masculine, classiqueo l’usage / passage féminine, classiquem obtenir / finir masculine, classiquej alliance / confiance féminine, classiquew trésors / sors masculine, classiqueg puissants / encens masculine, classiquea flatterie / afféterie féminine, classiquex pareils / conseils masculine, classiquey sorte / l’emporte féminine, classiqueu ennemis / d’amis masculine, classiquez rang / sang masculine, classiquej naissance / puissance féminine, classiquea flexible / compatible féminine, classiquec orgueilleux / sourcilleux masculine, classiqueb sincères / mensongères féminine, classiqueu remplit / s’accomplit masculine, classiquec parfaites / secrètes féminine, classiquej avance / ressemblance féminine, classiqued l’atteinte / plainte féminine, classiqued lâcheté / pauvreté masculine, classiquee vue / émue féminine, classiquef réflexions / d’agitations masculine, classiqueg mouvements / épurements masculine, classiquep origine / s’imagine féminine, classiquef fait / d’imparfait masculine, classiqueg contentieuse / impérieuse féminine, classiqueu avis / suivis masculine, classiqued préfère / délibère féminine, classiqueh tout / résout masculine, classiquex éternelle / d’elle féminine, classiquei nouvelles / bagatelles féminine, classiquef secret / d’attrait masculine, classiquew dehors / efforts masculine, classiquej expérience / impatience féminine, classiqueq bonheur / d’honneur masculine, classiqueg curieuse / capricieuse féminine, classiqueb raretés / nouveautés masculine, classiquef corruptions / révolutions masculine, classiquet nature / pourriture féminine, classiqued d’espérer / durer masculine, classiquej puissance / complaisance féminine, classiquef actions / ostentations masculine, classiqued l’humilité / mérité masculine, classiquej admirable / estimable féminine, classiquek art / part masculine, classiqued considère / faire féminine, classiquel béni / infini masculine, classiquem largesse / cesse / richesse féminine, classiquen vaut / haut masculine, classiqueo monarque / marque féminine, classiquec précieux / cieux masculine, classiqued terre / guerre féminine, classiquep continuel / spirituel masculine, classiqued maltraiter / monter masculine, classiqueq mérites / visites féminine, classiqueo ouvrage / image féminine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 1.8· écart moyen à la rime classique 0.0

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

264 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Imitation De Jésus-Christ, Paris, Librairie de L. Hachette et Cie, 1862· numérisation poesies.net· Sources