Imitation De Jésus-Christ, 1656· Livre premier
Chapitre Xxv
Du fervent amendement de toute la vie.
De ton zèle envers Dieu‖ bannis la nonchalance ;Porte un amour actif‖ dans un cœur enflammé ;Souviens-toi que le cloître‖ où tu t’es enferméVeut de l’intérieur‖ et de la vigilance ;Demande souvent compte‖ au secret de ton cœurDu dessein qui t’en fit‖ épouser la rigueur,Et renoncer au siècle,‖ à sa pompe, à ses charmes ;N’étoit-ce pas pour vivre‖ à Dieu seul attaché,Pour embrasser la croix,‖ pour la baigner de larmes,Et t’épurer l’esprit‖ dans l’horreur du péché ?
Montre en ce grand dessein‖ une ferveur constante,Et pour un saint progrès‖ rends ce cœur tout de feu ;Ta récompense est proche,‖ elle est grande, et dans peuSon excès surprenant‖ passera ton attente.À tes moindres souhaits‖ tu verras lors s’offrir,Non plus de quoi trembler,‖ non plus de quoi souffrir,Mais du solide bien‖ l’heureuse plénitude :Tes yeux admireront‖ son immense valeur ;Tu l’obtiendras sans peine‖ et sans inquiétude,Et la posséderas‖ sans crainte et sans douleur.
Ne dors pas cependant,‖ prends courage, et l’emploieAux précieux effets‖ d’un vertueux propos :D’une heure de travail‖ doit naître un long repos,D’un moment de souffrance‖ une éternelle joie.C’est Dieu qui te promet‖ cette félicité :Si tu sais le servir‖ avec fidélité,Il sera comme toi‖ fidèle en ses promesses ;Sa main quand tu combats‖ cherche à te couronner,Et sa profusion,‖ égale à ses richesses,Ne voit tous ses trésors‖ que pour te les donner.
Conçois, il t’en avoue,‖ une haute espéranceDe remporter la palme‖ en combattant sous lui ;Espère un plein triomphe‖ avec un tel appui ;Mais garde-toi d’en prendre‖ une entière assurance.Les philtres dangereux‖ de cette illusionCharment si puissamment,‖ que dans l’occasionNous laissons de nos mains‖ échapper la victoire ;Et quand le souvenir‖ d’avoir le mieux vécuRelâche la ferveur‖ à quelque vaine gloire,Qui s’assure de vaincre‖ est aisément vaincu.
Un jour un grand dévot,‖ dont l’âme, encor que sainte,Flottoit dans une longue‖ et triste anxiété,Et tournoit sans repos‖ son instabilitéTantôt vers l’espérance,‖ et tantôt vers la crainte,Accablé sous le poids‖ de cet ennui mortel,Prosterné dans l’église‖ au devant d’un autel,Rouloit cette inquiète‖ et timide pensée :« Ô dieu ! Si je savois,‖ disoit-il en son cœur,Qu’enfin ma lâcheté,‖ par mes pleurs effacée,De bien persévérer‖ me laissât la vigueur ! »
Une céleste voix‖ de lui seul entendueÀ sa douleur secrète‖ aussitôt répondit,Et par un doux oracle‖ à l’instant lui renditLe calme qui manquoit‖ à son âme éperdue :« Eh bien ! Que ferois-tu ?‖ Dit cette aimable voix.Montre la même ardeur‖ que si tu le savois,Et fais dès maintenant‖ ce que tu voudrois faire ;Commence, continue,‖ et ne perds point de temps ;Applique tous tes soins‖ à m’aimer, à me plaire,Et demeure assuré‖ de ce que tu prétends. »
Ainsi Dieu conforta‖ cette âme désolée ;Cette âme en crut ainsi‖ la divine bonté,Et soudain vit céder‖ à la tranquillitéLes agitations‖ qui l’avoient ébranlée ;Un parfait abandon‖ au souverain vouloirDans l’avenir obscur‖ ne chercha plus à voirQue les moyens de plaire‖ à l’auteur de sa joie ;Un bon commencement‖ fit son ambition,Et son unique soin‖ fut de prendre la voieQui pût conduire l’œuvre‖ à sa perfection.
Espère, espère en Dieu,‖ fais du bien sur la terre,Tu recevras du ciel‖ l’abondance des biens :C’est par là que David‖ t’enseigne les moyensDe te rendre vainqueur‖ en cette rude guerre.Une chose, il est vrai,‖ fait souvent balancer,Attiédit en plusieurs‖ l’ardeur de s’avancer,Et dès le premier pas‖ les retire en arrière :C’est que leur cœur, sensible‖ encore aux voluptés,Ne s’ouvre qu’en tremblant‖ cette rude carrière,Tant il conçoit d’horreur‖ de ses difficultés.
L’objet de cette horreur‖ te doit servir d’amorce,La grandeur des travaux‖ ennoblit le combat,Et la gloire de vaincre‖ a d’autant plus d’éclatQue pour y parvenir‖ on fait voir plus de force.L’homme qui porte en soi‖ son plus grand ennemi,Plus, à se bien haïr‖ saintement affermi,Il trouve en l’amour-propre‖ une âpre résistance,Plus il a de mérite‖ à se dompter partout ;Et la grâce, que Dieu‖ mesure à sa constance,D’autant plus dignement‖ l’en fait venir à bout.
Tous n’ont pas toutefois‖ mêmes efforts à faire,Comme ils n’ont pas en eux‖ à vaincre également,Et la diversité‖ de leur tempéramentLeur donne un plus puissant‖ ou plus foible adversaire ;Mais un esprit ardent‖ aux saintes fonctions,Quoiqu’il ait à forcer‖ beaucoup de passions,Tout chargé d’ennemis,‖ fera plus de miraclesQu’un naturel bénin,‖ doux, facile, arrêté,Qui ne ressentant point‖ en soi de grands obstacles,S’enveloppe et s’endort‖ dans sa tranquillité.
Agis donc fortement,‖ et fais-toi violencePour te soustraire au mal‖ où tu te vois pencher ;Examine quel bien‖ tu dois le plus chercher,Et portes-y soudain‖ toute ta vigilance ;Mais ne crois pas en toi‖ le voir jamais assez :Tes sens à te flatter‖ toujours intéressésT’en pourroient souvent faire‖ une fausse peinturePorte les yeux plus loin,‖ et regarde en autruiTout ce qui t’y déplaît,‖ tout ce qu’on y censure,Et déracine en toi‖ ce qui te choque en lui.
Dans ce miroir fidèle‖ exactement contempleCe que sont en effet‖ et ce mal et ce bien ;Et les considérant‖ d’un œil vraiment chrétien,Fais ton profit du bon‖ et du mauvais exemple :Que l’un allume en toi‖ l’ardeur de l’imiter,Que l’autre excite en toi‖ les soins de l’éviter,Ou, si tu l’as suivi,‖ d’en effacer la tache ;Sers toi-même d’exemple,‖ et t’en fais une loi,Puisque ainsi que ton œil‖ sur les autres s’attache,Les autres à leur tour‖ attachent l’œil sur toi.
Oh ! Qu’il est doux de voir‖ une ferveur divineDans les religieux‖ nourrir la sainteté !Qu’on admire avec joie‖ en eux la fermetéEt de l’obéissance‖ et de la discipline !Qu’il est dur au contraire‖ et scandaleux d’en voirS’égarer chaque jour‖ du cloître et du devoir,Divaguer en désordre,‖ et s’empresser d’affaires,Désavouer l’habit‖ par l’inclination,Et pour des embarras‖ un peu trop volontairesNégliger les emplois‖ de leur vocation !
Souviens-toi de tes vœux,‖ et pense à quoi t’engageCe vertueux projet‖ dont ton âme a fait choix ;Mets-toi devant les yeux‖ un Jésus-Christ en croix,Et jusques en ton cœur‖ fais-en passer l’image :À l’aspect amoureux‖ de ce mourant sauveurCombien dois-tu rougir‖ de ton peu de ferveur,Et du peu de rapport‖ de ta vie à sa vie !Et quand il te dira :‖ « je t’appelois aux cieux,Je t’ai mis en la voie,‖ et tu l’as mal suivie, »Combien doivent couler‖ de larmes de tes yeux !
Oh ! Qu’un religieux‖ heureusement s’exerceSur cette illustre vie‖ et cette indigne mort !Que tout ce qui peut faire‖ ici-bas un doux sortSe trouve abondamment‖ dans ce divin commerce !Qu’avec peu de raison‖ il chercheroit ailleursDes secours plus puissants,‖ ou des emplois meilleurs !Qu’avec pleine clarté‖ la grâce l’illumine !Que son intérieur‖ en est fortifié,Et se fait promptement‖ une haute doctrineQuand il grave en son cœur‖ un dieu crucifié !
Sa paix est toujours ferme,‖ et quoi qu’on lui commande,Il s’y porte avec joie‖ et court avec chaleur ;Mais le tiède au contraire‖ a douleur sur douleur,Et voit fondre sur lui‖ tout ce qu’il appréhende :L’angoisse, le chagrin,‖ les contrariétés,Dans son cœur inquiet‖ tombant de tous côtés,Lui donnent les ennuis‖ et le trouble en partage ;Il demeure accablé‖ sous leurs moindres efforts,Parce que le dedans‖ n’a rien qui le soulage,Et qu’il n’ose ou ne peut‖ en chercher au dehors.
Oui, le religieux‖ qui hait la discipline,Qu’importune la règle,‖ à qui pèse l’habit,Qui par ses actions‖ chaque jour les dédit,Se jette en grand péril‖ d’une prompte ruine.Qui cherche à vivre au large‖ est toujours à l’étroit :Dans ce honteux dessein‖ son esprit maladroitSe gêne d’autant plus‖ qu’il se croit satisfaire ;Et quoi que de sa règle‖ il ose relâcher,Le reste n’a jamais‖ si bien de quoi lui plaireQue ses nouveaux dégoûts‖ n’en veuillent retrancher.
Si ton cœur pour le cloître‖ a de la répugnanceJusqu’à grossir l’orgueil‖ de tes sens révoltés,Regarde ce que font‖ tant d’autres mieux domptés,Jusqu’où va leur étroite‖ et fidèle observance :Ils vivent retirés‖ et sortent rarement,Grossièrement vêtus‖ et nourris pauvrement,Travaillent sans relâche‖ ainsi que sans murmure,Parlent peu, dorment peu,‖ se lèvent du matin,Prolongent l’oraison,‖ prolongent la lecture,Et sous ces dures lois‖ font une douce fin.
Vois ces grands escadrons‖ d’âmes laborieuses,Vois l’ordre des chartreux,‖ vois celui de Cîteaux,Vois tout autour de toi‖ mille sacrés troupeauxEt de religieux‖ et de religieuses ;Vois comme chaque nuit‖ ils rompent le sommeil,Et n’attendent jamais‖ le retour du soleilPour envoyer à Dieu‖ l’encens de ses louanges :Il te seroit honteux‖ d’avoir quelque lenteur,Alors que sur la terre‖ un si grand nombre d’angesS’unit à ceux du ciel‖ pour bénir leur auteur.
Oh ! Si nous pouvions vivre‖ et n’avoir rien à faireQu’à dissiper en nous‖ cette infâme langueur,Qu’à louer ce grand maître‖ et de bouche et de cœur,Sans que rien de plus bas‖ nous devînt nécessaire !Oh ! Si l’âme chrétienne‖ et ses plus saints transportsN’étoient point asservis‖ aux foiblesses du corps,Aux besoins de dormir,‖ de manger et de boire !Si rien n’interrompoit‖ un soin continuelDe publier de Dieu‖ les bontés et la gloire,Et d’avancer l’esprit‖ dans le spirituel !
Que nous serions heureux !‖ Qu’un an, un jour, une heure,Nous feroit bien goûter‖ plus de félicitéQue les siècles entiers‖ de la captivitéOù nous réduit la chair‖ dans sa triste demeure !Ô dieu, pourquoi faut-il‖ que ces infirmités,Ces journaliers tributs,‖ soient des nécessitésPour tes vivants portraits‖ qu’illumine ta flamme ?Pourquoi pour subsister‖ sur ce lourd élémentFaut-il d’autres repas‖ que les repas de l’âme ?Pourquoi les goûtons-nous,‖ ô dieu, si rarement ?
Quand l’homme se possède,‖ et que les créaturesN’ont aucunes douceurs‖ qui puissent l’arrêter,C’est alors que sans peine‖ il commence à goûterCombien le créateur‖ est doux aux âmes pures.Alors, quoi qu’il arrive‖ ou de bien ou de mal,Il vit toujours content,‖ et d’un visage égalIl reçoit la mauvaise‖ et la bonne fortune :L’abondance sur lui‖ tombe sans l’émouvoir,La pauvreté pour lui‖ n’est jamais importune,La gloire et le mépris‖ n’ont qu’un même pouvoir.
C’est lors entièrement‖ en Dieu qu’il se repose,En Dieu, sa confiance‖ et son unique appui,En Dieu, qu’il voit partout,‖ en soi-même, en autrui,En Dieu, qui pour son âme‖ est tout en toute chose.Où qu’il soit, quoi qu’il fasse,‖ il redoute, il chéritCet être universel‖ à qui rien ne périt,Et dans qui tout conserve‖ une immortelle vie,Qui ne connoît jamais‖ diversité de temps,Et dont la voix sitôt‖ de l’effet est suivieQue dire et faire en lui‖ ne sont point deux instants.
Toi qui, bien que mortel,‖ inconstant, misérable,Peux avec son secours‖ aisément te sauver,Souviens-toi de la fin‖ où tu dois arriver,Et que le temps perdu‖ n’est jamais réparable.Va, cours, vole sans cesse‖ aux emplois fructueux :Cette sainte chaleur‖ qui fait les vertueuxVeut des soins assidus‖ et de la diligence ;Et du moment fatal‖ que ton manque d’ardeurT’osera relâcher‖ à quelque négligence,Mille peines suivront‖ ce moment de tiédeur.
Que si dans un beau feu‖ ton âme persévère,Tu n’auras plus à craindre‖ aucun funeste assaut,Et l’amour des vertus‖ joint aux grâces d’en hautRendra de jour en jour‖ ta peine plus légère.Le zèle et la ferveur‖ peuvent nous préparerÀ quoi qu’en cette vie‖ il nous faille endurer :Ils sèment des douceurs‖ au milieu des supplices ;Mais ne t’y trompe pas,‖ il faut d’autres efforts,Il en faut de plus grands‖ à résister aux vices,À se dompter l’esprit,‖ qu’à se gêner le corps.
L’âme aux petits défauts‖ souvent abandonnéeEn de plus dangereux‖ se laisse bientôt choir,Et la parfaite joie‖ arrive avec le soirChez qui sait avec fruit‖ employer la journée.Veille donc sur toi-même‖ et sur tes appétits,Excite, échauffe-toi‖ toi-même, et t’avertis ;Quoi qu’il en soit d’autrui,‖ jamais ne te néglige ;Gêne-toi, force-toi,‖ change de bien en mieux ;Plus se fait violence‖ un cœur qui se corrige,Plus son progrès va haut‖ dans la route des cieux.
Versification
- Forme
- 26 dizains (dizains)
- Rimes
- 26(abbaccdede)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 26 dizains
- Mots à la rime
- a nonchalance / vigilance féminine, classiqueb enflammé / enfermé masculine, classiquec cœur / rigueur masculine, classiqued charmes / larmes féminine, classiquee attaché / péché masculine, classiquea constante / attente féminine, classiqueb feu / peu masculine, classiquec s’offrir / souffrir masculine, classiqued plénitude / inquiétude féminine, classiquee valeur / douleur masculine, classiquea l’emploie / joie féminine, classiqueb propos / repos masculine, classiquec félicité / fidélité masculine, classiqued promesses / richesses féminine, classiquee couronner / donner masculine, classiquea espérance / assurance féminine, classiqueb lui / appui masculine, classiquec illusion / l’occasion masculine, classiqued victoire / gloire féminine, classiquee vécu / vaincu masculine, classiquea sainte / crainte féminine, classiqueb anxiété / instabilité masculine, classiquec mortel / autel masculine, classiqued pensée / effacée féminine, classiquee cœur / vigueur masculine, classiquea entendue / éperdue féminine, classiqueb répondit / rendit masculine, classiquec voix / savois masculine, classiqued faire / plaire féminine, classiquee temps / prétends masculine, classiquea désolée / ébranlée féminine, classiqueb bonté / tranquillité masculine, classiquec vouloir / voir masculine, classiqued joie / voie féminine, classiquee ambition / perfection masculine, classiquea terre / guerre féminine, classiqueb biens / moyens masculine, classiquec balancer / s’avancer masculine, classiqued arrière / carrière féminine, classiquee voluptés / difficultés masculine, classiquea d’amorce / force féminine, classiqueb combat / d’éclat masculine, classiquec ennemi / affermi masculine, classiqued résistance / constance féminine, classiquee partout / bout masculine, classiquea faire / adversaire féminine, classiqueb également / tempérament masculine, classiquec fonctions / passions masculine, classiqued miracles / obstacles féminine, classiquee arrêté / tranquillité masculine, classiquea violence / vigilance féminine, classiqueb pencher / chercher masculine, classiquec assez / intéressés masculine, classiqued peinture / censure féminine, classiquee autrui / lui masculine, classiquea contemple / exemple féminine, classiqueb bien / chrétien masculine, classiquec l’imiter / l’éviter masculine, classiqued tache / s’attache féminine, classiquee loi / toi masculine, classiquea divine / discipline féminine, classiqueb sainteté / fermeté masculine, classiquec voir / devoir masculine, classiqued d’affaires / volontaires féminine, classiquee l’inclination / vocation masculine, classiquea t’engage / l’image féminine, classiqueb choix / croix masculine, classiquec sauveur / ferveur masculine, classiqued vie / suivie féminine, classiquee cieux / yeux masculine, classiquea s’exerce / commerce féminine, classiqueb mort / sort masculine, classiquec ailleurs / meilleurs masculine, classiqued l’illumine / doctrine féminine, classiquee fortifié / crucifié masculine, classiquea commande / appréhende féminine, classiqueb chaleur / douleur masculine, classiquec contrariétés / côtés masculine, classiqued partage / soulage féminine, classiquee efforts / dehors masculine, classiquea discipline / ruine féminine, classiqueb l’habit / dédit masculine, classiquec l’étroit / maladroit masculine, classiqued satisfaire / plaire féminine, classiquee relâcher / retrancher masculine, classiquea répugnance / observance féminine, classiqueb révoltés / domptés masculine, classiquec rarement / pauvrement masculine, classiqued murmure / lecture féminine, classiquee matin / fin masculine, classiquea laborieuses / religieuses féminine, classiqueb Cîteaux / troupeaux masculine, classiquec sommeil / soleil masculine, classiqued louanges / d’anges féminine, classiquee lenteur / auteur masculine, classiquea faire / nécessaire féminine, classiqueb langueur / cœur masculine, classiquec transports / corps masculine, classiqued boire / gloire féminine, classiquee continuel / spirituel masculine, classiquea heure / demeure féminine, classiqueb félicité / captivité masculine, classiquec infirmités / nécessités masculine, classiqued flamme / l’âme féminine, classiquee élément / rarement masculine, classiquea créatures / pures féminine, classiqueb l’arrêter / goûter masculine, classiquec mal / égal masculine, classiqued fortune / importune féminine, classiquee l’émouvoir / pouvoir masculine, classiquea repose / chose féminine, classiqueb appui / autrui masculine, classiquec chérit / périt masculine, classiquee temps / instants masculine, classiquea misérable / réparable féminine, classiqueb sauver / arriver masculine, classiquec fructueux / vertueux masculine, classiqued diligence / négligence féminine, classiquee d’ardeur / tiédeur masculine, classiquea persévère / légère féminine, classiqueb assaut / haut masculine, classiquec préparer / endurer masculine, classiqued supplices / vices féminine, classiquee efforts / corps masculine, classiquea abandonnée / journée féminine, classiqueb choir / soir masculine, classiquec appétits / t’avertis masculine, classiqued néglige / corrige féminine, classiquee mieux / cieux masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.9· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
260 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Imitation De Jésus-Christ, Paris, Librairie de L. Hachette et Cie, 1862· numérisation poesies.net· Sources