Poésies, 1896· Sonnets philosophiques
XX. L’atome humain
Dans l'organisme obscur‖ la cellule captiveNaît, évolue et meurt,‖ et pour un court momentPeut croire qu'elle existe‖ et se meut librement,Quand la Force, en ses jeux‖ universels, l'active.
Inerte esclave aussi,‖ notre terre chétive,D'un Tout mystérieux‖ parcelle en mouvement,Se proclamait jadis‖ centre du firmament,Nommant éternité‖ son heure fugitive.
Et l'être humain, soumis‖ à l'ordre illimité,Seul veut sauver encor‖ sa personnalité.Mais de l'astre à l'atome‖ à nos yeux tout s'enchaîne.
Il s'efface, le rêve‖ à notre orgueil trop doux.Entre le berceau frêle‖ et la tombe prochaine,L'éclair de notre vie,‖ hommes, n'est point à nous.
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 2 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd ede
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a captive / l'active féminine, classiqueb moment / librement masculine, classiquea chétive / fugitive féminine, classiqueb mouvement / firmament masculine, classiquea illimité / personnalité masculine, classiqueb s'enchaîne / prochaine féminine, classiquea doux / nous masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après poésies, PARIS, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1986· numérisation Project Gutenberg· Sources