Poésies, 1896· Sonnets philosophiques
I. Le temps
Saisis du vain regret‖ des grands songes antiques,Parfois nous repeuplons‖ nos Olympes déserts :Erreur des aïeux morts‖ hantant nos cœurs mystiques !Le Temps, dernier des dieux,‖ chancelle au sein des airs.
L'atome, obéissant‖ aux forces despotiques,Dans l'abîme infini‖ n'a point d'âges divers ;L'horloge suspendue‖ aux éternels portiquesMarque une heure immuable‖ à l'immense univers.
Le passé, l'avenir ‒‖ inconstantes chimères ‒Troublent par leurs aspects‖ des êtres éphémèresQui naquirent hier‖ et périront demain.
Quel sens auraient ces mots‖ pour la matière sombre,Qui, soumise à jamais‖ aux changements sans nombre,N'a point eu d'origine‖ et n'aura point de fin ?
Versification
- Forme
- Sonnet classique (sonnet)
- Rimes
- abab abab ccd eed
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a antiques / mystiques féminine, classiqueb déserts / airs masculine, classiquea despotiques / portiques féminine, classiqueb divers / univers masculine, classiquea chimères / éphémères féminine, classiqueb demain / fin masculine, classiquea sombre / nombre féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après poésies, PARIS, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1986· numérisation Project Gutenberg· Sources