Œuvres d’Horace, 1796· Livre Iii
ODE XVII. À Ælius Lamia
Toi qui dois à Lamus ta noblesse et ton nom,Toi de qui les aïeux régnaient sur le rivageOù le Liris effleure le gazon,Cher Lamia, demain l’orageFera briser les flots sur cette humide plage,Et les ailes de l’aquilonAbattront des forêts le superbe feuillage,Si j’en dois croire le présageDu vieux et triste oiseau que punit Apollon.
Pour mépriser demain l’orageuse saison,Que d’un vieux bois ton foyer se remplisse ;Que le vin à longs flots coule de ton flacon ;Que ton esprit se réjouisse.Tu verras sur ta table un jeune nourrissonDont le chêne à ses pieds a vu paître la mère,Et les valets oisifs bénir ce jour prospère.
16 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres d’Horace, Paris, Levrault, Schoell et Cie, 1804· numérisation espace-horace.org· Sources