Œuvres d’Horace, 1796· LIVRE Ier
ODE VI. À agrippa
Que le cygne rival du chantre d’AonieCélèbre vos combats :Sur la terre et les eaux votre puissant génieA conduit nos soldats.
Ma Muse n’oserait chanter du fier AchilleL’implacable douleur ;Ni du fils de Laërte, en ruses si fertilesConter le long malheur.
A mon luth amoureux les filles de MémoireOnt donné peu de sons,Et Phœbus me défend de ternir votre gloirePar mes faibles chansons.
Qui peindra le Dieu Mars, dont le casque étincelle,Ou Mérion poudreux,Ou Diomède enfin, qu’une auguste immortelleRendit égal aux Dieux ?
Pour moi, libre, amoureux, je veux chanter la tableEt le joyeux Hylas,Menacé par Chloé d’un ongle redoutableMais qui ne blesse pas.
20 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres d’Horace, Paris, Levrault, Schoell et Cie, 1804· numérisation espace-horace.org· Sources