Œuvres d’Horace, 1796· LIVRE Ier
ODE XXIII. À Chloé
Tu m’évites, Chloé : tel court un faon rapide,Qui sur les monts déserts suit sa mère timideEt tremble au moindre bruit du feuillage et des vents.Soit qu’à travers les bois le zéphir s’insinue,Soit que dans les buissons un faible oiseau remue,Voilà son cœur qui bat et ses genoux tremblants.Suis-je un lion d’Afrique, un énorme panthère,Qui veut te déchirer de son ongle inhumain ?Il est temps, ô Chloé, de quitter à la fin,Pour celles d’un amant, les traces d’une mère.
10 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres d’Horace, Paris, Levrault, Schoell et Cie, 1804· numérisation espace-horace.org· Sources