Œuvres d’Horace, 1796· LIVRE Ier
ODE XIX. À glycère
La cruelle mère des jeux,Le fils de Sémelé, la licence folâtre,De mon cœur rallument les feux.Je brûle pour Éphyre à la gorge d’albâtre,Qui ternit de Paros les marbres orgueilleux.Je brûle pour la jeune Éphyre ;J’adore la gaîté qui brille dans ses yeux,Même son dangereux sourire.
Vénus, quittant des bords chéris,Fond sur moi toute entière et défend à ma lyreDe chanter nos fiers ennemis,Et tout ce qui n’est pas soumis à son empire.Esclaves, apportez le vin vieux et l’encens,Parez cet autel de verveine ;Peut-être que Vénus, sensible à nos présents,Se montrera moins inhumaine.
16 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres d’Horace, Paris, Levrault, Schoell et Cie, 1804· numérisation espace-horace.org· Sources