Œuvres d’Horace, 1796· Livre Iii
ODE XIII. À la fontaine de Bandusie
O charmante Bandusie,Plus pure que le cristal,Le meilleur vin de l’AsieDoit couler dans ton canal.Demain je te sacrifie,Et sur ta rive fleurieJ’immole un jeune chevreau :Fier de ses cornes naissantes,Il cherche en vain ses amantes ;Son sang doit rougir ton eau.
Tu braves l’ardente haleineDu Lion brillant des cieux :Le taureau sur ton arèneGoûte un frais délicieux.Je veux te rendre fameuse,Et chanter ce bel yeuseQui couronne le rocherD’où l’on voit ton onde pureAvec un faible murmureSur la plaine s’épancher.
20 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres d’Horace, Paris, Levrault, Schoell et Cie, 1804· numérisation espace-horace.org· Sources