Œuvres d’Horace, 1796· LIVRE Ier
ODE XI. À Leuconoé
Crédule à l’art trompeur de l’augure et du mage,Gardez-vous de chercher à lire dans les cieuxLe terme qu’à nos jours ont assigné les Dieux ;Quel que soit notre sort, l’attendre est le plus sage :
Soit qu’un dieu bienfaisant vous garde cent hivers ;Soit que ce triste jour, où l’Eurus en furieAux bords Étruriens fait bouillonner les mers,Doive être le dernier de votre courte vie.
Consultez la sagesse, épuisez votre vin,Modérez vos désirs, bornez votre espérance ;Saisissez le moment, qui fuit sans qu’on y pense,Et ne comptez pas trop sur votre lendemain.
12 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres d’Horace, Paris, Levrault, Schoell et Cie, 1804· numérisation espace-horace.org· Sources