Œuvres d’Horace, 1796· Livre IV
ODE X. À Liguris
O toi qu’enorgueillit la faveur de Cypris,Crois-moi, cruelle, un jour ces fleurs seront livides ;Ces cheveux, qui flottaient sur un beau sein de lys,Blanchiront à leur tour sur ton front plein de rides.
Accusant ton miroir, méconnaissant tes traits,Alors avec douleur tu t’écrieras sans cesse :« Ah ! pourquoi n’ai-je plus mes fugitifs attraits,« Ou que n’eus-je autrefois ma tardive sagesse ! »
8 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres d’Horace, Paris, Levrault, Schoell et Cie, 1804· numérisation espace-horace.org· Sources