Œuvres d’Horace, 1796· Livre Iii
ODE XXVIII. À Lydé
De Neptune voici la fête ;Célébrons-la, chère Lydé :Venez sabler en tête à têteLe meilleur vin que vous ayez gardé.
Humanisez un peu votre sagesse austère.Vous voyez le soleil au haut de sa carrière,Et, comme s’il devait y retenir son char,Vous différez encor de tirer le nectarQu’au fond de vos celliers renferma votre père.
Nous chanterons le Dieu de l’onde amère,La Néréïde et ses cheveuxQue couvre une mousse légère ;Votre luth d’Apollon célèbrera la mère,Et Diane aux traits dangereux.
Puis nous invoquerons la reine de Cythère,Que traîne le cygne amoureux ;Et la nuit propice au mystère,La nuit sombre, à son tour aura part à nos vœux.
18 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres d’Horace, Paris, Levrault, Schoell et Cie, 1804· numérisation espace-horace.org· Sources