Œuvres d’Horace, 1796· Livre Iii
ODE XX. À Pyrrhus
Enlever l’enfant si beauQu’aime l’ardente Glycère,C’est ravir le lionceauA sa redoutable mère.Tremble, apprête ton carquois ;Elle accourt du fond des boisLa lionne rugissante,Qui veut t’arracher le jour,Et l’objet qu’à son amourRavit ta flamme imprudente.
Mais on dit que l’AdonisQui de ce combat terribleEst et le juge et le prix,Le voit d’un œil insensible.L’indifférent à vos yeuxFoule d’un pied dédaigneuxLa palme de la victoire,Et ses cheveux odorantsVoltigent au gré des ventsSur ses épaules d’ivoire.
20 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres d’Horace, Paris, Levrault, Schoell et Cie, 1804· numérisation espace-horace.org· Sources