Œuvres d’Horace, 1796· LIVRE Ier
ODE XXXII. À sa lyre
Si dans mes doux loisirs, sous l’ombrage des bois,Je t’ai fait en jouant résonner sous mes doigts,Seconde mes transports, ô ma fidèle lyre ;Inspire-moi ces chants que l’univers admireEt qu’Alcée à Lesbos fit entendre autrefois.
Sous les drapeaux du Dieu qui préside au carnage,Ou bravant dans le port et Neptune et l’orage,Le poète chantait les Muses et Bacchus,Et les beaux cheveux noirs et les yeux de Lycus,Et Cypris dans ses bras fixant un Dieu volage.
O gloire d’Apollon, dont les accords heureuxEnchantent Jupiter, à la table des Dieux,Charme de nos ennuis, consolatrice aimable,Daigne, lyre sacrée, à mes vœux favorables,Daigne unir à ma voix tes sons mélodieux.
15 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres d’Horace, Paris, Levrault, Schoell et Cie, 1804· numérisation espace-horace.org· Sources