Œuvres d’Horace, 1796· Livre Iii
ODE XXVI. À vénus
J’ai vécu pour l’amour durant mes premiers ans,Et j’ai sous ses drapeaux combattu non sans gloire :Au temple de Cypris aujourd’hui je suspendsMa lyre, qui n’a plus à chanter de victoire.
Venez, venez aussi déposer ces flambeaux,Ces haches, ces leviers, dont ma main fut armée,Lorsqu’épris d’une belle avec soin renfermée,A sa porte, la nuit, je livrais des assauts.
Vénus, toi qui chéris et Paphos et Cythère,Et les rives du Nil, ce séjour du printemps,Viens venger mes douleurs, et que tes traits perçantsAtteignent une fois cette Chloé si fière.
12 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres d’Horace, Paris, Levrault, Schoell et Cie, 1804· numérisation espace-horace.org· Sources