A maman, 1920· VI Méditations
Ombres
Le cimetière où dort‖ ta dépouille, maman,Que solitaire immensémentMalgré tous les humains‖ qui peuplent ce royaume !
Lorsque c’est la saison‖ où le soleil est beau,Je vois, sur ton triste tombeau,S’allonger doucement‖ mon ombre, ce fantôme,
Et cette ombre impalpable‖ et sombre de vivantQui parmi les morts va rêvant,Il semble que ce soit‖ mon âme qui se montre
Je me suis demandé,‖ voyant cette ombre-làRamper vers toi comme cela,Si la tienne, maman,‖ venait à sa rencontre.
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 2[aa] 2[abba]
- Mètre
- Alexandrins et octosyllabes (8 de 12, 4 de 8)· profil 8, 6+6
- Mots à la rime
- a maman / immensément masculine, non classiquea royaume / fantôme féminine, classiqueb beau / tombeau masculine, classiquea vivant / rêvant masculine, classiquea montre / rencontre féminine, classiqueb ombre-là / cela masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.0· écart moyen à la rime classique 0.8
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après A maman, Paris, LIBRAIRIE CHARPENTIER ET FASQUELLE, 1920· Sources