Choix de poèmes, 1951· Chapitre Ii Honfleur
At Home
LES SEPT DOULEURS D’OCTOBRE, Ferenczi, 1930
Voici les cinq belles fenêtresDu salon vieillot où je visEn plein herbage, loin des êtres,Haut, comme au temps des ponts-levis.
Dans la première est la vallée,Dans l’autre la ville bleu noir,Deux autres ont un bout d’alléeEt l’estuaire où meurt le soir.
Mais, dans la tragique cinquième,Plein les seize petits carreaux,Il n’est rien qu’un grand vide blêmeAu-dessus d’espaces ruraux.
Ces éléments frôlent mes vitres,Ils se mêlent au mobilier,Et, sur un mode familier,Déroulent leurs vastes chapitres.
Je vois à travers l’InfiniMonter le monde des nuages,La formation des oragesOu le beau temps bleu dans son nid.
Et parfois, relevant la têteAu coin de mon âtre embrasé,Je vois accourir la tempêteAinsi qu’un monstre apprivoisé.
Versification
- Forme
- 6 quatrains (strophes variées)
- Rimes
- 4(abab) 2(abba)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 6 quatrains
- Mots à la rime
- a fenêtres / êtres féminine, classiqueb vis / ponts-levis masculine, classiquea vallée / d’allée féminine, classiqueb noir / soir masculine, classiquea cinquième / blême féminine, classiqueb carreaux / ruraux masculine, classiquea vitres / chapitres féminine, classiqueb mobilier / familier masculine, classiquea l’Infini / nid masculine, non classiqueb nuages / orages féminine, classiquea tête / tempête féminine, classiqueb embrasé / apprivoisé masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.1· écart moyen à la rime classique 0.4
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
24 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Choix de poèmes, Paris, Librairie Alphonse Lemerre, 1951· Sources