Choix de poèmes, 1951· Chapitre Ii Honfleur
Honfleur
SOUFFLES DE TEMPÊTE, Fasquelle, 1918
L’ombre d’un grand nuage‖ est sur l’eau comme une île.L’estuaire est plus beau‖ qu’aucune fiction.La vieille navigationBat des ailes parmi la ville.
Après les toits salés‖ commence le grand foin,Et les fermes sont là‖ dans le bleu des herbages.L’odeur des pommes vient de loinSe joindre au goudron des cordages.
Je n’ai pas vu la fin‖ de mes ravissements,Honfleur tout en ardoise‖ où pourtant je suis née,O ville riche d’éléments,Nombreuse, bien assaisonnée.
Sont-ce tes toits vieillots‖ gui se pressent si fort,Ta petite marine‖ et ta campagne verteQue je chéris, ou bien ton portQui te fait toujours entr’ouverte ?
Rien que de bon, de pur,‖ pour cette ville-ci !Moi qui suis pour jamais‖ vouée à la chimère,Je l’aime simplement, ainsiQu’on aime son père et sa mère.
Versification
- Forme
- 5 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 1(abba) 4(abab)
- Mètre
- Octosyllabes et alexandrins (10 de 8, 10 de 12)· profil 8, 6+6
- Strophes
- 5 quatrains
- Mots à la rime
- a île / ville féminine, classiqueb fiction / navigation masculine, classiquea foin / loin masculine, classiqueb herbages / cordages féminine, classiquea ravissements / d’éléments masculine, classiqueb née / assaisonnée féminine, classiquea fort / port masculine, classiqueb verte / entr’ouverte féminine, classiquea ville-ci / ainsi masculine, classiqueb chimère / mère féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.6· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
20 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Choix de poèmes, Paris, Librairie Alphonse Lemerre, 1951· Sources