Choix de poèmes, 1951· Chapitre Viii Poète
Nuits
J’aime, en quelque lieu que ce soit,L’heure où l’existence, pour moi,Redevient nocturne et muette.
L’heure sans lois et sans humains,Sans hiers et sans lendemains,Où je ne suis plus que poète.
La seule heure d’esprit total,Celle où, jusqu’oublier mon mal,Je sens se fermer toute plaie,
Car je ne fus moi-même, vraie,Car je ne fus ce que suis,— Passionnément — que les nuits,
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 4[aa] 1[abba]
- Mètre
- Octosyllabes surtout (11 de 8, 1 de 7)· profil 8, (7)
- Mots à la rime
- a soit / moi masculine, non classiquea muette / poète féminine, classiqueb humains / lendemains masculine, classiquea total / mal masculine, classiquea plaie / vraie féminine, classiquea suis / nuits masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.5· écart moyen à la rime classique 0.8
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Choix de poèmes, Paris, Librairie Alphonse Lemerre, 1951· Sources