Horizons, 1905· Phantasmes
Antique
Avec la tête haute‖ et des regards altiers,Seule je me plais‖ pendant des jours entiers,Quand toute la maison s’est tue,— Car je me sens‖ ma propre statue, —
Sans autres pierres que mes yeuxQui sont deux obscures‖ escarboucles,Sans rien que quelques longs plis bleusEt mon chignon‖ fait de huit belles boucles.
Ainsi vais-je selon‖ la ligne d’aujourd’huiEt bercè-je, oubliant‖ mon être intrinsèque,Avec mesure‖ et gravité‖ jusqu’à la nuit,Au-dedans de mon corps‖ classique, une âme grecque
Pour qu’en rentrant‖ tu trouves sous ton toitLa merveille de cette‖ akhaienne hétaïre,Et que, dans ses plis bleus,‖ tu la presses sur toiComme une tressaillante lyre.
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 1(aabb) 3(abab)
- Mètre
- Vers de 12, 8, 9, 10 et 11 syllabes (6 de 12, 4 de 8, 2 de 9, 2 de 10, 2 de 11)· profil 8, 6=6, 5=6, 4=5, 4+6
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a altiers / entiers masculineb tue / statue fémininea yeux / bleus masculineb escarboucles / boucles fémininea d’aujourd’hui / nuit masculineb intrinsèque / grecque fémininea toit / toi masculineb hétaïre / lyre féminine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Horizons, Paris, BIBLIOTHÈQUE-CHARPENTIER, EUGÈNE FASQUELLE, ÉDITEUR, 1905· Sources