La figure de proue, 1908· En marge
Lucidité
Ta bouche, ma beauté,‖ ma grande et ma chérie.Ta bouche toujours jointe‖ est une pierrerie,Ta bouche qui contient‖ les bonheurs et les maux,Qui contient l’ombre et la lumière,Ta bouche où reposent les motsEt qui se tait comme une pierre,
Rouge cachet du masque‖ humain silencieux.Aussi tragique que les yeux.Muette comme les corolles.Ta bouche où dorment les paroles…
Cassandra ! Cassandra !‖ Delà mort à l’amour.Elle sait tout, la bouche‖ en feu comme une braiseMais il vaut mieux qu’elle se taise,O Prophétique,‖ o Vérité !‖ Le monde est sourd.
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 1(aabcbc) 1(aabb) 1(abba)
- Mètre
- Octosyllabes et alexandrins (7 de 8, 7 de 12)· profil 8, 6=6
- Strophes
- 2 quatrains, 1 sizain
- Mots à la rime
- a chérie / pierrerie féminineb maux / mots masculinec lumière / pierre fémininea silencieux / yeux masculineb corolles / paroles fémininea l’amour / sourd masculineb braise / taise féminine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La Figure de Proue, Paris, Fasquelle, 1908· numérisation archive.org· Sources