La verdure dorée, 1922
XVI. « J’avais toujours rêvé d’éternelles amours »
J’avais toujours rêvé‖ d’éternelles amours.Les nôtres ont duré‖ trois mois et quatre jours.C’est beaucoup. J’aurais pu‖ ne jamais te connaître.Ainsi tournons la page‖ et fermons la fenêtreOuverte sur la plaine‖ immense du bonheur.Ce soir, nous passerons‖ chez le camionneur.
Pourquoi chausser ici‖ le tragique cothurneEt blasphémer l’azur‖ d’une bouche nocturne ?Quittons-nous sans soupirs,‖ sans larmes, sans discours.Terre ! Nous achevons‖ un voyage au long cours.Débarquons ! Tu t’en vas.‖ Je m’en vais. Il faut rireEt ne prendre pas l’air‖ de goujons mis à frire.
Et, tout bas, je sanglote‖ en te parlant ainsi,Et tu baisses la tête‖ et tu pleures aussi.
Versification
- Forme
- Sizains
- Rimes
- 2(aabbcc) 1(aa)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 2 sizains, 1 distique
- Mots à la rime
- a amours / jours masculine, classiqueb connaître / fenêtre féminine, classiquec bonheur / camionneur masculine, classiquea cothurne / nocturne féminine, classiqueb discours / cours masculine, classiquec rire / frire féminine, classiquea ainsi / aussi masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La verdure dorée, Paris, ÉDITIONS ÉMILE-PAUL FRÈRES, 1908· numérisation poesies.net· Sources