La verdure dorée, 1922
XV. « Quand tu m’auras quitté (ne lève pas les bras) »
Quand tu m’auras quitté‖ (ne lève pas les bras),Quand tu m’auras quitté,‖ car tu me quitteras,Je n’irai plus chercher‖ d’œillets chez la fleuriste.Je demeurerai seul‖ avec mon rêve triste.Et je dirai : « Voilà‖ la chambre où tu te plus,Et voici le miroir‖ qui ne te verra plus,La table d’acajou,‖ le canapé, le pouf, leTabouret où le soir‖ tu posais ta pantoufle.Ô golfe calme, où le‖ bonheur était ancré !… »Et quelquefois‖ amèrement‖ je sourirai,En feuilletant mon vieux‖ Racine aux coins de cuivre,Des pantins que tu fis‖ dans les marges du livre.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Mètre
- Alexandrins· profil 6=6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La verdure dorée, Paris, ÉDITIONS ÉMILE-PAUL FRÈRES, 1908· numérisation poesies.net· Sources