La verdure dorée, 1922
CXLII. « Philippe, vous tiriez les lapins de garenne »
A Philippe Chabaneix.
Philippe, vous tiriez‖ les lapins de garenneDans les prés jaunes de‖ Cazères-sur-Garonne(Canton dudit,‖ arrondissement de Muret)Aux jours lointains où dans‖ les saules murmuraitCet air sec et brûlant‖ qui fripait le feuillage.Une hirondelle sur‖ l’aiguille de l’horlogeSe posait et dormait‖ en laissant pendre sesAiles noires, tableau‖ charmant, et je passaisDevant l’église avec‖ vous et la chienne lasseQui buvait à l’ornière‖ et tirait sur sa laisseEn revenant de la‖ chasse, et nous demeurionsSur la place où grinçaient‖ déjà quelques grillonsÀ regarder les deux‖ clochers de brique pâleEt rose. Sous l’oiseau‖ noir l’aiguille immobileÀ six heures marquait‖ encor deux heures moinsLe quart. Odeur des bois,‖ de la terre et des foins,Odeur des coudriers‖ au bord du fleuve amèreEt visqueuse, c’est vous‖ que je me remémoreEn arrêtant ce soir‖ l’aiguille de mes joursSur les lapins roulant‖ dans l’herbe et les labours.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Mètre
- Alexandrins· profil 6=6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
20 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La verdure dorée, Paris, ÉDITIONS ÉMILE-PAUL FRÈRES, 1908· numérisation poesies.net· Sources