La verdure dorée, 1922
XVIII. « Vieille arquebuse entre les vieilles arquebuses »
Vieille arquebuse‖ entre les vieilles‖ arquebuses,Pour me tenter encor‖ c’est en vain que tu t’uses.Amour ! Mes chiens sont morts‖ et mon rêve lointainEt n’étant plus de ceux‖ qui partent au matinEt foulent en chantant‖ la luzerne qui plie,Je suspendrai ta rouille‖ à quelque panoplie.Que ceux-là seulement‖ te viennent décrocherDe qui l’espoir est plus‖ solide qu’un rocherQu’ils partent ! Les chemins‖ sont blancs de tubéreuses.L’Oiseau jette à l’azur‖ ses notes langoureuses.Qu’ils partent ! Mais l’Oiseau‖ qui nargue le périlAvalera leurs plombs‖ comme des grains de mil.
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 6((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6=6
- Strophes
- 1 distique
- Mots à la rime
- a arquebuses / t’uses féminine, classiqueb lointain / matin masculine, classiquea plie / panoplie féminine, classiqueb décrocher / rocher masculine, classiquea tubéreuses / langoureuses féminine, classiqueb péril / mil masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La verdure dorée, Paris, ÉDITIONS ÉMILE-PAUL FRÈRES, 1908· numérisation poesies.net· Sources