Poésies inédites, 1860· Famille
À ma sœur Cécile
L’orage avait grondé,‖ ma tête était brûlante,Et ma tête vers loi‖ se tourna sans effort ;Tu ne m’avais pas dit :‖ « Je veille sur ton sort : »Je l’entendis en moi‖ dans cette heure accablante.
Plus tard, quand le soleil‖ et sa tendre pitiéDe mon front pâle encore‖ essuyèrent les charmes,Si l’ombre du passé‖ me ramenait des larmes.Ta tendresse fidèle‖ en prenait la moitié.
Bientôt seule, et rendue‖ au vent de la tempête,Roseau toujours à terre‖ et toujours étonné,Quand tous m’offraient leur vie‖ en courant à la fête.Tu ne m’offris rien, toi,‖ mais tu m’as tout donné.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 2(abba) 1(abab)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a brûlante / accablante féminine, classiqueb effort / sort masculine, classiquea pitié / moitié masculine, classiqueb charmes / larmes féminine, classiquea tempête / fête féminine, classiqueb étonné / donné masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.8· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies Inédites, Genève, Impr. de J. Fick, 1860· numérisation archive.org· Sources