Poésies inédites, 1860· Famille
À rouen, rue Ancrière
Je n ai vu qu’un regard‖ de celle belle morteÀ travers le volet‖ qui touche à votre porte,Ma sœur ! Et sur la vitre‖ où passa ce regard,Ce fut l’adieu d’un ange‖ obtenu par hasard.
Et dans la rue encore‖ on dirait, quand je passe,Que l’adieu reparaît‖ à la claire surface.
Mais il est un miroir‖ empreint plus tristementDe l’image fuyante‖ et visible un moment :Ce miroir, c’est mon âme‖ où, portrait plein de larmes,Revit la belle morte‖ avec ses jeunes charmes.
Versification
- Forme
- Quatrains
- Rimes
- 2(aabb) 1(aa)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 2 quatrains, 1 distique
- Mots à la rime
- a morte / porte féminine, classiqueb regard / hasard masculine, classiquea passe / surface féminine, classiquea tristement / moment masculine, classiqueb larmes / charmes féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.4· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
10 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies Inédites, Genève, Impr. de J. Fick, 1860· numérisation archive.org· Sources