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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Les lèvres closes, 1867

La révélation de Jubal

Léon Dierx· strophes variées, alexandrins, 256 vers

A mon ami Émile Bellier.

I

Hommes des jours tardifs‖ en germe dans le temps !Sous l’amoncellement‖ des siècles, dont l’écumeVous rongera plus tard‖ aux froideurs de la brumeOù vont s’évanouir‖ les peuples haletants,Ô vous, qui trouverez‖ ceci ! Races futures !Hommes des jours lointains,‖ mais promis aux torturesAnciennes ! ô mortels !‖ ô martyrs comme nousDu mal de vivre accru‖ par l’amas des années !Vous tous qui, las aussi‖ de plier les genoux,Traînerez au hasard‖ vos lentes destinées,Mais non plus rayonnants‖ de notre jeune orgueil !Quand ce long avenir‖ qui roule dans mon œilS’effacera pour vous‖ dans le confus mirageDu passé radieux,‖ fils d’Adam, fils du mal,Écoutez ! — car voici,‖ dans le premier naufrageDu monde, ce que seul‖ j’aurai su, moi, Jubal !

II

Moi, Jubal, le dernier‖ de ceux qui par les villes,Fiers et tristes, en proie‖ aux rires envieux,Sur la harpe chantaient‖ la valeur des aïeux ;Qui dans l’abjection‖ des multitudes viles,Comme un fleuve sonore‖ épanchant leur mépris,Se renvoyaient l’écho‖ des hymnes désappris.Moi, maudit avec eux‖ par la foule en ce monde,Et pour avoir vécu,‖ dans l’autre plus maudit,Comme vous, héritiers‖ d’une race féconde,Espoir du vaisseau lâche‖ à nous tous interdit ;Moi, le dernier chanteur,‖ moi, le dernier prophèteDes premiers temps, qui vais‖ mourir là, sur le faîte,De l’Ararat, seul pic‖ oublié par les eaux ;À vous, hommes des jours‖ qui sont encore en rêve,Par delà les fumiers‖ où pourriront mes os,Je parle ; écoutez-moi,‖ race d’Adam et d’Ève !

III

Race d’Adam et d’Ève !‖ Ici, sur ce roc noir,J’ai vu le dernier flux,‖ la dernière rafale,Offrant ensemble à Dieu‖ leur clameur triomphale,Étouffer dans les tours‖ d’un rapide entonnoirLe dernier des vivants‖ qui fuyaient le déluge.Mais je ne cherchais pas‖ sur ce cap un refugeContre l’irrévocable‖ arrêt du créateur ;Non, je n’étais venu‖ si haut, je le proclame,Que pour mieux admirer,‖ tranquille spectateur,La rage débordante‖ et sans fin de la lame,Vers les œuvres de l’homme‖ et l’éclat des citésPlus large s’étalant‖ sur leurs iniquités.Tout embrasser, tout voir,‖ telle était mon envie,Avant de prévenir‖ mon destin, d’un seul coup.Dans son inepte essor‖ je connaissais la vie ;J’en avais écarté‖ mes yeux lourds de dégoût.

IV

Lourds de dégoût, mes yeux‖ promenaient sur la terreLe terne désespoir‖ du cercle parcouru.Les hôtes de mon cœur‖ avaient tous disparu,Desséchés sur le seuil‖ au souffle délétèreQui corrompait partout‖ les esprits hasardeux ;Dans ses temples bondés‖ le mal était hideux ;Il restait la grandeur‖ d’attendre sans prière.Donc, sitôt que l’azur,‖ le jour étant venu,Comme un œil refermant‖ son immense paupière,Se voila d’un rideau‖ jusqu’à nous inconnu ;Sitôt que celui-là‖ qui nous créa sans pactes,Rompit les réservoirs‖ des sombres cataractes,Comprenant qu’il voulait‖ noyer tout l’univers,J’ai gravi devant l’eau‖ la montagne sublime,Et victime en extase,‖ et jusqu’au bout pervers,Je regardai rentrer‖ les choses dans l’abîme.

V

Dans l’abîme à la fin,‖ pêle-mêle et bien mort,Gisait l’amas impur‖ des races primitives.Les torrents épuisés‖ des vengeances hâtivesS’apaisaient, n’ayant plus‖ de récif ni de bord.Je ne voyais plus rien‖ de mon observatoire,Rien que la vaste mer‖ et sa funèbre gloire,Où les courts traits de feux‖ aussitôt s’éteignaient.Je n’apercevais plus‖ ni murs, ni tours, ni dômes,Ni temples de porphyre‖ et de marbre, où régnaientLes idoles, soutien‖ des tragiques royaumes.Sur les monts les géants‖ qui s’appelaient entre eux,Nulle part n’agitaient‖ dehors leurs crins affreux ;Aux lueurs de la foudre,‖ effrayants, dans les nuesIls ne souffletaient plus‖ l’orage avec leurs bras ;Aucun râle coupé‖ sous leurs mamelles nuesNe grondait. Ils flottaient‖ insensibles, là-bas.

VI

Insensibles, là-bas,‖ dans les varechs énormes,Avec les éléphants‖ pareils à des îlots,Avec les monstrueux‖ reptiles, sur les flotsIls surnageaient roidis,‖ confondus et difformes.Et les fils de la femme,‖ innombrables, jadisÀ l’image de Dieu‖ rêvés au paradis,Au milieu de la bave‖ et des débris du monde,Entre-choquant sans bruit‖ tous leurs cadavres mous,Parmi tous ces rebuts‖ étaient le plus immonde.Ils tournoyaient au gré‖ d’impétueux remous,Ces rois, ces prêtres fiers,‖ maintenant formes vaines,Et le prodigieux‖ gonflement de leurs veinesÉtait terrible à voir‖ aux clartés de l’éclair.Mais rien n’y subsistait,‖ nul sanglot, nul blasphème.Soudain, le vent se tut ;‖ sur l’océan, dans l’air,Un lugubre silence‖ emplit la voûte blême.

VII

La voûte blême et fixe‖ en son opacité,Irradiant vers moi‖ comme vers une cible,M’étreignit tout entier‖ d’une horreur indicible.Oh ! Qu’étaient le fracas‖ et la férocitéDes vagues à l’assaut‖ des remparts tutélaires,Et la continuelle‖ averse, et les colèresDe la foudre, et les cris‖ des faibles ou des forts,Devant l’épouvantable‖ effroi de ce silenceOù planait l’écœurante‖ exhalaison des morts ?La honte dans mon crâne‖ entra comme une lanceDe ne sentir ici‖ que pour moi seul clémentL’universel niveau‖ du fatal élément ;Toute la vision‖ des quarante journéesM’ébranla comme eût fait‖ un vertige odieux ;Le ciel de plomb, mon âme‖ et les eaux déchaînéesTournèrent sur ma tête,‖ et je fermai les yeux.

VIII

Fermant les yeux, j’allais‖ dans la nappe livideM’élancer vers le sort‖ qui seul me refusait,Quand j’entendis quelqu’un‖ qui de très haut disait :« Jusqu’au plafond du ciel‖ la mer remplit le vide ;Révoltés et faux Dieux,‖ tout dort enseveli,Et maintenant, seigneur,‖ ton ordre est accompli ! »Et je vis un grand trou‖ d’azur, large prunelleOuverte sur la nuit‖ où la voix se perdait ;Et par cette embrasure où s’appuyait son aile,Un ange qui passait‖ la tête et regardait ;Et sa main sur les eaux‖ étendit une palme.Alors, au même instant,‖ vers ce messager calme,Derrière moi courut‖ avec son sifflement,Un triple éclat de rire,‖ effroyable dans l’ombre,Plein de haine et de joie,‖ et tel, qu’horriblementS’ouvrirent les yeux blancs‖ de tous les morts sans nombre.

IX

Sans nombre, tous les morts,‖ sur la mer accoudés,Les cheveux hérissés‖ de terreur, écoutèrent.Les rideaux de la nuit‖ près de moi s’écartèrent,Et je vis, le front pâle,‖ et les yeux corrodésPar l’infinie angoisse‖ et l’incurable haine,Un être qui dressait‖ sa taille surhumaine.Debout, sur le sommet‖ du monde, au plus profondDu brouillard il fouilla‖ d’un regard dur et rouge ;Et, sinistre, il cria‖ sous le ciel bas et rond :« Ah ! Tout est donc fini,‖ mon maître ! Et rien ne bouge !Et rien ne revivra,‖ puisque Dieu se repent !Le conseil était bon‖ de l’antique serpent,Et je triomphe enfin !‖ Sur les muets désastresDe ta création,‖ et sur sa vanité,Je relève la face‖ et je rapporte aux astresMon foudroiement plus beau‖ que ta stupidité !

X

Par ton stupide essai‖ ma défaite est vengée,Puisqu’il s’anéantit,‖ le travail de six jours ;Avec ses dieux, avec‖ ses palais, ses amours,Puisque la race humaine‖ est maintenant plongéeSous ta propre fureur,‖ sans possibles abris,Moi debout, je contemple,‖ et consolé, je ris.Tu te repens ; et moi,‖ je ris ! Et l’ombre noireOù je pousse du pied‖ tes splendeurs d’un moment,Retentira toujours‖ sous ton ciel dérisoireDu formidable éclat‖ de mon ricanement ! »— L’ange avait écouté‖ dans les plis du nuage ;Une pitié candide‖ altéra son visage ;Mais au loin, de son doigt‖ d’où jaillit un rayon,Lui désignant un point‖ comme une tour en marche :« Regarde ! Lui dit-il,‖ et vois à l’horizonL’avenir reconquis‖ s’avancer dans cette arche ! »

XI

— Vers cette arche Satan‖ rugit. Et dans sa voixTout un tonnerre alors‖ de hautaine pensée,De défis impuissants,‖ de rancune amassée,S’échappa de son sein‖ prophétique, à la fois.« Puisque tu te repens‖ aussi de ta justice,Et qu’un monde nouveau,‖ pour qu’il croisse et grandisse,Émerge, arsenal plein‖ des formes du péché ;Puisque tu redeviens,‖ destructeur de ton œuvre,Sur ton œuvre déjà‖ l’artisan repenché,Et qu’un plus vaste essaim,‖ promis à la couleuvreDu mal indestructible,‖ est dans ce creux berceau !Puisque tout va renaître‖ avec le vermisseauQue l’aïeul a marqué‖ par sa première tache ;C’est bien ! Je recommence‖ un combat sans merci,Et mon ardeur redouble‖ et partout se rattache,Puisque tout va revivre‖ et blasphémer ici !

XII

« Ici tout va revivre‖ et blasphémer encore !Moi, l’esprit prescient,‖ l’archange inassouvi,Qui ne puis ni ne veux‖ aimer, je suis ravi,Maître, par l’avenir‖ de la nouvelle aurore.Bien autrement vengé,‖ je retourne à l’enfer !Le mal industrieux,‖ par la flamme et le fer,Par l’envie, et par l’or,‖ et par l’amour qui brûle,Dans un bourbier plus grand‖ demain rejetteraTous les peuples éclos‖ de cet œuf ridicule.Un air maudit toujours‖ sur eux tous pèsera.Leur instinct, c’est le vice‖ ou le meurtre ; et toi-mêmeTu vas refaire aux cieux‖ flamboyer l’anathèmeSur l’importun concert‖ de leurs corruptions.C’est une impureté,‖ mon maître, qu’un nom d’homme !Et le nouvel arrêt‖ des malédictionsS’allumera bientôt‖ sur Gomorrhe et Sodome.

XIII

« Dans Sodome et Gomorrhe‖ en flamme, après Babel,J’entends vociférer‖ sous le courroux céleste ;Et le viol, la folie,‖ et la guerre, et la peste,Attesteront partout‖ le frère aîné d’AbelToujours jeune et toujours‖ puni par Dieu qui passe.Le sol va reverdir‖ et parfumer l’espaceDe ses vertes senteurs‖ comme au premier matin ;Le sol va refleurir‖ sous tes brillants fluides,Ô soleil ! Mais aussi,‖ pour mon but clandestin,L’homme aux sens dévorés‖ de passions sordides,Par-dessus les déserts‖ de l’Ararat vermeilTe renverra l’odeur‖ des charniers, ô soleil !Et tous les fils d’Abram,‖ plus nombreux dans le crime,Plus aveuglés au cours‖ de chaque âge sanglant,Vers mon avide empire,‖ en un plus sûr abîmeEngloutis, vomiront‖ leurs âmes en hurlant !

XIV

« Les hommes en hurlant,‖ dans mes fosses cachées,Sauf quelques-uns, ô père‖ éperdu sous l’affront !D’heure en heure, de siècle‖ en siècle, tomberontPar files, par troupeaux,‖ par grappes, par brochées.Alors, las à la fin‖ de brandir nuit et jourSur eux et sur l’idole‖ adorée à son tour,Épouvantail vieilli,‖ l’effroi nu de ton glaive,Tu voudras, sous l’aspect‖ de l’un d’eux incarné,Leur révéler toi-même‖ une part de ton rêve.Mais, contre le passant‖ divin plus acharné,Ton peuple raillera‖ le poteau du calvaire ;Et le doux rédempteur,‖ pleurant sa larme amère,Mourra désespéré‖ sur sa croix, n’ayant faitQue rendre désormais‖ les hommes plus coupables.Le mal ira toujours‖ sur la terre, en effet,Aiguisant d’autant plus‖ ses griffes innombrables.

XV

« Innombrables, au fond‖ des esprits ou des cœurs,Par mille trous nouveaux‖ il glissera ses griffes ;Et tes propres croyants‖ conduits par leurs pontifes,Plus louches au massacre‖ ou plus fous de terreurs,Se tordront plus courbés‖ sous le faix de leurs âmes.Pour en finir avec‖ les hommes et les femmesDont le gémissement‖ s’allonge sous tes lois,Peut-être un jour, après‖ des millions d’années,Tu diras : « que la nuit‖ se fasse ! « et cette fois,Dans la flamme ou dans l’eau,‖ pour jamais condamnées,Les générations‖ périront sans appel.Mais le chemin, ô maître !‖ Est ardu de ton ciel.Peu d’élus près de toi‖ siégeront sous leurs nimbes,Tandis que mes états‖ seront pleins jusqu’aux bords ;Et l’éternel sanglot‖ des enfers et des limbes,Montant vers toi, sera‖ ton éternel remords ! »

XVI

— Son éternel remords !‖ à ce jaloux augureL’ange a-t-il répondu ?‖ Je ne sais. Dans la nuitUn coup d’aile fouetta‖ les airs avec grand bruit,Et dans les flots le vent‖ de l’immense envergureMe lança. Pour mourir‖ j’y fis de vains efforts.La mer ici toujours‖ a refoulé mon corps ;Et toujours mon stylet‖ contre ma chair s’arrête.Abandonné, depuis‖ bien des soleils j’attends,Sur les étroits revers‖ de cette sombre arête.Pour vous, hommes des jours‖ qui sortiront du temps,Ô frères douloureux‖ des époques futures,Moi, Jubal, qui savais‖ les sciences obscures,J’ai gravé ces mots-là‖ que j’ai seul entendus,Sur les seize parois‖ de ce pic hors de l’onde ;Plus tard, si leurs secrets‖ ne sont alors perdus,Si jamais l’un de vous‖ les trouve, qu’il réponde !

Versification

Forme
Strophes variées
Rimes
16(abbaccdedeffghgh)
Mètre
Alexandrins· profil 6+6
Strophes
1 seizain
Mots à la rime
a temps / haletants masculine, classiqueb l’écume / brume féminine, classiquec futures / tortures féminine, classiqued nous / genoux masculine, classiquee années / destinées féminine, classiquef orgueil / œil masculine, classiqueg mirage / naufrage féminine, classiqueh mal / Jubal masculine, classiquea villes / viles féminine, classiqueb envieux / aïeux masculine, classiquec mépris / désappris masculine, classiqued monde / féconde féminine, classiquee maudit / interdit masculine, classiquef prophète / faîte féminine, classiqueg eaux / os masculine, classiqueh rêve / d’Ève féminine, classiquea noir / entonnoir masculine, classiqueb rafale / triomphale féminine, classiquec déluge / refuge féminine, classiqued créateur / spectateur masculine, classiquee proclame / lame féminine, classiquef cités / iniquités masculine, classiqueg envie / vie féminine, classiqueh coup / dégoût masculine, non classiquea terre / délétère féminine, classiqueb parcouru / disparu masculine, classiquec hasardeux / hideux masculine, classiqued prière / paupière féminine, classiquee venu / inconnu masculine, classiquef pactes / cataractes féminine, classiqueg l’univers / pervers masculine, classiqueh sublime / l’abîme féminine, classiquea mort / bord masculine, classiqueb primitives / hâtives féminine, classiquec observatoire / gloire féminine, classiqued s’éteignaient / régnaient masculine, classiquee dômes / royaumes féminine, classiquef eux / affreux masculine, classiqueg nues féminine, classiqueh bras / là-bas masculine, classiquea énormes / difformes féminine, classiqueb îlots / flots masculine, classiquec jadis / paradis masculine, classiqued monde / immonde féminine, classiquee mous / remous masculine, classiquef vaines / veines féminine, classiqueg l’éclair / l’air masculine, classiqueh blasphème / blême féminine, classiquea opacité / férocité masculine, classiqueb cible / indicible féminine, classiquec tutélaires / colères féminine, classiqued forts / morts masculine, classiquee silence / lance féminine, classiquef clément / élément masculine, classiqueg journées / déchaînées féminine, classiqueh odieux / yeux masculine, classiquea livide / vide féminine, classiqueb refusait / disait masculine, classiquec enseveli / accompli masculine, classiqued prunelle / aile féminine, classiquee perdait / regardait masculine, classiquef palme / calme féminine, classiqueg sifflement / qu’horriblement masculine, classiqueh l’ombre / nombre féminine, classiquea accoudés / corrodés masculine, classiqueb écoutèrent / s’écartèrent féminine, classiquec haine / surhumaine féminine, classiqued profond / rond masculine, classiquee rouge / bouge féminine, classiquef repent / serpent masculine, classiqueg désastres / astres féminine, classiqueh vanité / stupidité masculine, classiquea vengée / plongée féminine, classiqueb jours / amours masculine, classiquec abris / ris masculine, classiqued noire / dérisoire féminine, classiquee moment / ricanement masculine, classiquef nuage / visage féminine, classiqueg rayon / l’horizon masculine, classiqueh marche / arche féminine, classiquea voix / fois masculine, classiqueb pensée / amassée féminine, classiquec justice / grandisse féminine, classiqued péché / repenché masculine, classiquee œuvre / couleuvre féminine, classiquef berceau / vermisseau masculine, classiqueg tache / rattache féminine, classiqueh merci / ici masculine, classiquea encore / aurore féminine, classiqueb inassouvi / ravi masculine, classiquec l’enfer / fer masculine, classiqued brûle / ridicule féminine, classiquee rejettera / pèsera masculine, classiquef toi-même / l’anathème féminine, classiqueg corruptions / malédictions masculine, classiqueh d’homme / Sodome féminine, classiquea Babel / d’Abel masculine, classiqueb céleste / peste féminine, classiquec passe / l’espace féminine, classiqued matin / clandestin masculine, classiquee fluides / sordides féminine, classiquef vermeil / soleil masculine, classiqueg crime / abîme féminine, classiqueh sanglant / hurlant masculine, classiquea cachées / brochées féminine, classiqueb l’affront / tomberont masculine, classiquec jour / tour masculine, classiqued glaive / rêve féminine, classiquee incarné / acharné masculine, classiquef calvaire / amère féminine, classiqueg fait / effet masculine, classiqueh coupables / innombrables féminine, classiquea cœurs / terreurs masculine, classiqueb griffes / pontifes féminine, classiquec âmes / femmes féminine, classiqued lois / fois masculine, classiquee d’années / condamnées féminine, classiquef appel / ciel masculine, classiqueg nimbes / limbes féminine, classiqueh bords / remords masculine, classiquea augure / envergure féminine, classiqueb nuit / bruit masculine, classiquec efforts / corps masculine, classiqued s’arrête / arête féminine, classiquee j’attends / temps masculine, classiquef futures / obscures féminine, classiqueg entendus / perdus masculine, classiqueh l’onde / réponde féminine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 1.7· écart moyen à la rime classique 0.0

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

256 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, tome I, Paris, ALPHONSE LEMERRE ÉDITEUR, 1925· numérisation poesies.net· Sources