Muse populaire, 1875· Muse populaire
Barcarollo
Voguons, ma belle amie,Sur l’eau bleue endormie,Sans souci de ramer. (Bis.)Laissons pendre les ramesEt s’en aller nos âmesSur la pente d’aimer. (Bis.)
Suivons cette pente si douce,Sans regarder la rive fuir :L’amour agite l’aile et pousseNotre barque avec un soupir.
Voguons, ma belle amie,Sur l’eau bleue endormie,Sans souci de ramer. (Bis.)Laissons pendre les ramesEt s’en aller nos âmesSur la pente d’aimer. (Bis.)
l’ai peur quand votre corps se penchePour cueillir l’iris à fleur d’eau ;Voyez-vous ! sous l’écume blanche,Dans le sable, dort un tombeau.
Voguons, ma belle amie,Sur l’eau bleue endormie,Sans souci de ramer. (Bis.)Laissons pendre les ramesEt s’en aller nos âmesSur la pente d’aimer. (Bis.)Ah ! suspendez, sans plus rien dire,A mon cou vos deux bras nacrés ;Et, si notre barque chavire,Nous ne serons pas séparés.
Voguons, ma belle amie,Sur l’eau bleue endormie,Sans souci de ramer. (Bis.)Laissons pendre les ramesEt s’en aller nos âmesSur la pente d’aimer. (Bis.)
Nos corps unis, sur le rivage,Dans l’herbe s’enseveliront,Et dans quelque rose sauvageNos deux âmes refleuriront.
Voguons, ma belle amie,Sur l’eau bleue endormie,Sans souci de ramer. (Bis.)Laissons pendre les ramesEt s’en aller nos âmesSur la pente d’aimer. (Bis.)
46 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Muse populaire, Paris, GARNIER FRÈRES, LIBRAIRES, 1875· numérisation numelyo.bm-lyon.fr· Sources