Muse populaire, 1875· Muse populaire
Casta
Avez-vous rencontré,Dans un bois, dans un pré,Au bord d’une fontaine,Une vierge sereineQui ne regarde pasCeux qui suivent ses pas ?
C’est Casta ! de qui la paupièreVoile toujours l’œil bleu ;C’est Casta, qui jusqu’à DieuFait monter sa prière.
O vous tous, allez voir,Le matin et le soir,Cet ange dans l’église ;Voyez la foule épriseEntourer de ses flotsCe lis à peine éclos.
C’est Casta ! de qui la paupièreVoile toujours l’œil bleu ;C’est Casta, qui jusqu’à DieuFait monter sa prière.
Ses longs cheveux tressés,Ses yeux quoique baissés,Sa candeur et sa grâceAttirent sur sa tracePlus d’un adolescent,Qui s’arrête en pensant :
C’est Casta ! de qui la paupièreVoile toujours l’œil bleu ;C’est Casta, qui jusqu’à DieuFait monter sa prière.
30 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Muse populaire, Paris, GARNIER FRÈRES, LIBRAIRES, 1875· numérisation numelyo.bm-lyon.fr· Sources