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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

La comédie du monde, 1851

VI. Le juif

Alfred de Essarts· distiques, alexandrins, 286 vers

Le rapide landau‖ de monsieur de SurvilleL’eut bien vite conduit‖ près de l’Hôtel-de-Ville,A l’angle d’une rue‖ où de hautes maisons— Telles que des tombeaux‖ ou plutôt des prisons— Élevaient leurs pignons‖ et leurs murs noirs et tristes ;Demeures d’épiciers‖ ou de marchands droguistes.Dans une allée obscure‖ où d’une corde à puitsPour ne pas s’égarer‖ on employait l’appui ;Dans un escalier sale‖ où, de mémoire d’homme,Le balai n’a jamais‖ fait voler un atome,Notre duc pénétra‖ d’un pas si dégagé— Quoiqu’il fût pair de France‖ et de goutte affligé— Qu’on l’eût cru rajeuni‖ par les soins de Médée.C’est qu’il avait en tête‖ une importante idée.Dès qu’il voyait un but,‖ tout était aplani ;Voilà pourquoi sans doute‖ il semblait rajeuni.Au haut de l’escalier,‖ juste au dernier étage,Apparaissait un huis‖ de sinistre présage.On eût dit une tour‖ où veillaient des dragons.Ce n’était pas assez‖ que sur d’énormes gondsLa porte fût posée ;‖ une double serrureEt des verrous grinçants‖ en formaient la parure.De plus, par un juda‖ dans le bois pratiquéUn œil observateur‖ pouvait être braqué.On devine aisément‖ que cette citadelleCachait un usurier‖ du plus ancien modèle.Quand le duc eut au moins‖ frappé quatre ou cinq fois,Le juda s’entr’ouvrit ;‖ aussitôt une voixQu’on voulait adoucir —‖ ainsi que fait un dogueQui pour avoir un os‖ dépose son air rogue— S’écria : — « Quel honneur‖ pour ma pauvre maison ! »Serrures et verrous,‖ ouverts à l’unisson,Livrèrent un passage‖ au noble duc. EnsuiteSerrures et verrous‖ se fermèrent bien vite :Car l’usurier s’était‖ mille fois répétéQu’à l’extrême prudence‖ on doit la sûreté.« — Eh ! bonjour, Zacharie,‖ homme au cœur doux et tendre.— Pardonnez, Monseigneur ;‖ je vous ai fait attendre.Si j’avais su… Croyez…— Pas de façons, mon cher.Pour enfermer votre or‖ vous vous couvrez de fer…C’est sage.— Il le faut bien,‖ dans le siècle où nous sommes.Je craindrais, sur ma foi,‖ moins les loups que les hommes.Le monde est si méchant,‖ et si rusé d’ailleurs,Que pour un seul écu‖ l’on trouve deux voleurs.Passez-vous pour avoir‖ quelque mince ressource ?Ils voudraient déjà voir‖ le fond de votre bourse.Si l’on n’est pas prodigue,‖ imprévoyant comme eux,Ils vous appellent juif…‖ Est-ce donc si honteux ?— Non, mon cher Zacharie :‖ en vous la bonté brille.N’êtes-vous pas utile‖ à des fils de familleDont les parents, à vivre‖ obstinés trop longtemps,Marchent sans trébucher‖ au chiffre de cent ans ?On vous accuse, on a‖ méconnu vos services…Le monde n’eut jamais‖ d’encens que pour les vices.— Veuillez passer au fond‖ de mon appartement ;Nous y pourrons causer‖ bien plus tranquillement.— Qui diable, se disait‖ le duc, dans cette geôlePourrait lui prendre rien,‖ soit écu, soit parole ? »Ils entrèrent, au bout‖ d’un couloir assez long,Dans un vaste carré,‖ magasin ou salon,Chambre à coucher, comptoir,‖— ce qu’on voudra, n’importe.Là se voyait encore‖ une solide porte.L’antre de Polyphême‖ où, parmi ses troupeaux,Le cyclope prenait‖ et repas et repos,Eût paru saturé‖ d’une douce odeur d’ambre,Auprès de cette infecte‖ et misérable chambre,Où l’air était pesant,‖ où Phœbus à regretVenait de l’avarice‖ éclairer le secret.Pas un seul meuble neuf ;‖ sur les fauteuils en loquesGisent accumulés‖ des oripeaux baroques ;Des objets destinés‖ à grossir un marché.C’est un hideux lézard‖ au plafond accroché ;Pour les étudiants‖ deux couples de squelettes ;Des casques, des fleurets,‖ de vieilles arbalètes ;Des bocaux à serpents,‖ des liqueurs, des habits,Des bottes, des tableaux‖ (Raphaël inédits) ;Près de livres pieux‖ quelque gravure obscène.Grand pandémonium‖ de l’industrie humaine,Tout ce qui peut servir‖ ou nuire est réuniDans ce vaste bazar‖ d’où l’ordre est seul banni.Comme vers l’Océan‖ chaque fleuve charrieSon limon de débris,‖ ainsi chez ZacharieLe luxe et l’indigence,‖ en un même tombeau,Apportent l’un sa pourpre‖ et l’autre son lambeau.Le duc en souriant‖ parcourait ce musée,Qui recevait son jour‖ d’une seule croisée.« — Que de choses, dit-il,‖ on peut trouver chez vous !— Oui, j’ai de quoi monter‖ le ménage des fous.Daignez vous reposer,‖ Monseigneur, et m’apprendreCe que je dois pour vous‖ dès demain entreprendre.— Dès aujourd’hui, mon cher ;‖ car un ressentimentM’amène… Écoutez-moi‖ très-attentivement.Je m’abstiens avec vous‖ de tous mes protocoles :Dans une humble maison‖ du quartier des ÉcolesIl est un écrivain‖ qui s’appelle Caron ;Esprit intelligent‖ et vif, un bon garçon,Travailleur fort actif,‖ quand lui vient la besogne ;Au milieu des soucis‖ ayant peu de vergogne ;Désireux d’arriver‖ aux douceurs du loisir,Et traduisant l’argent‖ par le mot de plaisir.C’est l’homme qu’il me faut‖ pour une grande affaire.Or, ce Caron n’a pas‖ voulu me satisfaire ;Ou bien, il n’ose pas…— Le sot !Il doit beaucoup.Vous allez acquérir‖ ses billets d’un seul coup.Unique créancier,‖ et concentrant la somme,Vous ferez condamner,‖ prendre et loger notre homme…— A Clichy ?— Bien. Mettez‖ tous les huissiers en l’air ;Qu’on saisisse au plus tôt‖ mons Caron. Est-ce clair ?— Très-clair.— Et n’admettez‖ ni prière, ni ruse.— Je vais être inflexible,‖ et déjà je m’amuseDe voir le pauvre diable‖ entre quatre bons murs.— Il a, pour s’affranchir,‖ les moyens les plus sûrs.— Bah !— Tout dépend de lui.‖ Qu’il m’écrive une lettre…Vous-même en liberté‖ vous irez le remettre.— Je n’y conçois plus rien.— Au bout de peu d’instantsIl sera libre, ou bien‖ il fera ses cinq ans.Soyez de mon projet‖ observateur fidèle.— Bientôt à Monseigneur‖ j’aurai prouvé mon zèle.Mais on frappe. Daignez‖ passer par ce couloir.— Oui, mon cher ; car chez vous‖ on ne doit pas me voir. »Cependant à grands coups‖ on ébranlait la porte.Puis une voix cria :« — Que le diable l’emporte !Ce maudit usurier‖ est donc devenu sourd !Zacharie, ouvrez-moi ! »Le duc s’arrêta court.« — Eh mais, murmura-t-il,‖ cette voix me rappelleCertain baron Arthur…‖ L’occasion est bellePour savoir les secrets‖ de ce jeune élégant,Le premier entre tous‖ par la botte et le gant.Avez-vous, par hasard,‖ quelque bonne cachette ?— Monseigneur, ses secrets…— Eh bien ! je les achète.J’ai besoin de savoir‖ ce qui l’amène ici.Chez un de mes amis‖ il a fort réussi.— Tenez, mettez-vous là ;‖ surtout profond silence.Ces jeunes muscadins‖ sont d’une violence !— Je serai de la scène‖ impassible témoin. »Le juif ayant caché‖ le duc avec grand soin,S’en alla vers la porte‖ et l’ouvrit au jeune homme.« — Enfin ! dit celui-ci ;‖ cette lenteur m’assomme.Suis-je donc un bandit ?‖ avez-vous peur de moi ?— J’étais fort occupé.— Belle affaire, ma foi !J’ai cru ne pouvoir pas‖ de vous me faire entendre.— Entrez, Monsieur, entrez.‖ Venez-vous pour me rendreLes mille francs que j’eus‖ l’honneur de vous prêter ?— Vous rendre de l’argent‖ quand j’en viens : emprunter !— C’est différent, reprit‖ avec un froid visageNotre usurier ; cela‖ vous plairait davantage,Mais me convient bien moins.— Pour un millier d’écusQu’il me faudrait…— Monsieur,‖ vos billets sont échus.— Nous mettrons, s’il vous plaît,‖ une affaire avec l’autre.— Vraiment, me croyez-vous‖ un aussi bon apôtre ?Votre raisonnement‖ est sans doute subtil…Pour un raisonnement‖ l’argent se donne-t-il ?Je n’ai rien dans ma caisse.— Oh ! quel homme intraitable !S’écria Rozemon.‖ Suis-je donc insolvable ?— Vous me devez déjà‖ sans pouvoir me payer,Et si j’étais méchant…— Faut-il vous supplier ?— Non, Monsieur ; la prière‖ a sur moi peu d’empire,Et de tous les moyens‖ je crois que c’est le pire.— Eh bien ! vous me forcez‖ à vous avouer tout.Vous êtes sans pitié…‖ mais j’irai jusqu’au bout.J’aime… ou plutôt j’adore‖ une charmante, femme,— Qu’est-ce que ça me fait ?— C’est une grande dame.Pour obtenir son cœur‖ il m’a fallu du temps.J’ai dû lui consacrer‖ mille soins, mille instants.Jusqu’ici tout va bien ;‖ mais il me faut poursuivre,Et comment triompher ?‖… Je n’ai plus de quoi vivre !— Ceci, mon cher Monsieur,‖ dit le juif d’un ton sec,Semble vous rapprocher‖ de ce qu’on nomme un grec.Vous agiriez bien mieux‖ en vous tenant tranquille.Au lieu de vous ouvrir‖ une carrière utile,Pourquoi perdre le temps,‖ qui sitôt nous a fui,En roucoulant auprès‖ de la femme d’autrui ? »Le baron un instant‖ détourna son visage,Où le dépit fougueux‖ imprimait un orage.Il reprit d’une voix‖ qu’il voulait adoucir :« — Ainsi je ne puis donc‖ près de vous réussir ?— Songez à mon avis ;‖ il est bon et sincère.— Un avis !… Votre argent‖ m’était seul nécessaire !A quelque homme moins dur‖ s’il faut avoir recours,Je n’en verrai pas moins‖ madame de Cercourt.— Madame de Cercourt !‖ s’écria Zacharie.— Son nom m’est échappé…‖ Qu’avez-vous, je vous prie ?— Rien.— Vous êtes ému.‖ Pas d’indiscrétion !Je châtîrais l’auteur‖ d’une telle action.— Me préserve le ciel‖ de nuire à la tendresseQui vous tient tant à cœur…— Cela vous intéresseMaintenant ? demanda‖ Rozemon tout surpris.— Peut-être ; mais enfin‖ quel sera votre prixSi vous réussissez ?— Je deviendrai le maîtreDans la maison.— Après ?— Vous en voulez connaîtreBeaucoup trop.— Mais j’y suis pour mon argent.— C’est vrai ;Cependant avant peu‖ je vous rembourserai.— Madame de Cercourt est riche ?— Autant que belle.— Je comprends, je comprends ;‖ vous me paîrez par elle ;Et mon affaire ainsi‖ n’en ira pas plus mal.— Certainement.— Eh mais,‖ le pauvre général… »Arthur dit tout surpris :« — Vous connaissez son grade ?— Ce fut un de nos bons‖ généraux de brigade ;Son nom est très-célèbre.‖ Il vous faut, disiez-vous,Mille écus ?… Les voici.— Quel brave homme !— Tout doux !Vous me rendrez cela dans deux mois.— Je le jure.— Sur l’honneur ?— Sur l’honneur.— Ce serait un parjureSi vous ne teniez pas‖ ce serment solennel. »Arthur fit son billet.« — Fort bien. A mon appelVous répondrez, Monsieur,‖ en m’apportant la somme.— Oui, mon cher Zacharie. »Et d’un bond le jeune hommeS’élança vers la porte‖ et s’en fut en chantant,Comme après la victoire‖ on va le cœur content,Sans penser qu’il pouvait‖ s’adresser un reprocheSur le prix de cet or‖ qu’il avait dans sa poche.Quant au duc, il riait‖ ainsi qu’un bienheureux.Le juif fixant sur lui‖ ses deux grands yeux vitreux,Paraissait étonné‖ de cette gaîté folle.Le duc s’en expliqua.« — Je crois, sur ma parole,Dit-il, que le hasard‖ est souvent, fort adroit ;Vers un plaisant mystère‖ il m’a conduit tout droit.Avec ce bon Cercourt‖ je suis ami d’enfance ;Mais qu’un autre que moi‖ prenne en main sa défense.Fatigué du bonheur‖ de son long célibat,Il a voulu l’hymen‖ malgré notre débat.Invalide guerrier,‖ il a pris jeune femme…Le feu brûle bientôt‖ le vieux bois qui s’enflamme.Donc malheur à Cercourt.— Oui, malheur ! répétaL’usurier, dont le poing‖ tout crispé s’agita.— Quel air sombre, mon cher !‖… Eh ! j’y pense, vous-mêmeVous venez de m’offrir‖ un étrange problème.Quoi ! vous êtes d’abord‖ non moins dur qu’un rocher,Puis tout subitement‖ vous vous laissez toucher !— Oui, dit le juif, c’est là‖ mon secret, je le garde.— Si Cercourt se fâchait ?— Oh ! cela me regarde :Nous avons entre nous‖ certain grief ancien ;S’il défend son honneur,‖ je dois venger le mien.— Que pouvez-vous avoir‖ à démêler ensemble ?— C’est une vieille histoire ;‖ et la chose vous sembleBizarre, inconcevable ?— Étrange au dernier point.Confiez-moi, mon cher…— Je ne parlerai point.Sur ce chapitre-là‖ je suis inexorable.— Adieu donc, Talleyrand des Juifs.— Va-t’en au diable !Grommela l’usurier,‖ quand le duc fut dehors.Payé par toi, je vais‖ appréhender au corpsLe malheureux voué‖ sans doute à ta vengeance.Le haut prix que tu mets‖ fera ma diligence.Et toi, hasard, et toi‖ qui livres à mes coupsMon ennemi mortel,‖ je suis à tes genoux !Je bénis le moyen‖ que ta bonté m’envoie !Oh ! sortons, oh ! sortons…‖ On peut mourir de joie ! »

Versification

Forme
Distiques
Rimes
123((aa))
Mètre
Alexandrins· profil 6+6
Strophes
1 distique
Mots à la rime
a Surville / l’Hôtel-de-Ville féminine, classiqueb maisons / prisons masculine, classiquea tristes / droguistes féminine, classiqueb puits / l’appui masculine, non classiquea d’homme / atome féminine, classiqueb dégagé / affligé masculine, équivalentea Médée / idée féminine, classiqueb aplani / rajeuni masculine, classiquea étage / présage féminine, classiqueb dragons / gonds masculine, classiquea serrure / parure féminine, classiqueb pratiqué / braqué masculine, classiquea citadelle / modèle féminine, classiqueb fois / voix masculine, classiquea dogue / rogue féminine, classiqueb maison / l’unisson masculine, classiquea Ensuite / vite féminine, classiqueb répété / sûreté masculine, classiquea tendre / attendre féminine, classiqueb Croyez / cher / fer masculine, classiquea sage / sommes / hommes féminine, classiqueb d’ailleurs / voleurs masculine, classiquea ressource / bourse féminine, classiqueb eux / honteux masculine, classiquea brille / famille féminine, classiqueb longtemps / ans masculine, classiquea services / vices féminine, classiqueb appartement / tranquillement masculine, classiquea geôle / parole féminine, classiqueb long / salon masculine, classiquea n’importe / porte féminine, équivalenteb troupeaux / repos masculine, non classiquea d’ambre / chambre féminine, classiqueb regret / secret masculine, classiquea loques / baroques féminine, classiqueb marché / accroché masculine, classiquea squelettes / arbalètes féminine, classiqueb habits / inédits masculine, classiquea obscène / humaine féminine, classiqueb réuni / banni masculine, classiquea charrie / Zacharie féminine, classiqueb tombeau / lambeau masculine, classiquea musée / croisée féminine, classiqueb vous / fous masculine, classiquea m’apprendre / entreprendre féminine, classiqueb ressentiment / très-attentivement masculine, classiquea protocoles / Écoles féminine, classiqueb Caron / garçon masculine, classiquea besogne / vergogne féminine, classiqueb loisir / plaisir masculine, classiquea affaire / satisfaire féminine, classiqueb pas / sot / beaucoup / coup masculine, classiquea somme / homme féminine, classiqueb Clichy / l’air / clair masculine, classiquea clair / ruse / m’amuse féminine, classiqueb murs / sûrs masculine, classiquea Bah / lettre / remettre féminine, classiqueb rien / d’instants / ans masculine, classiquea fidèle / zèle féminine, classiqueb couloir / voir masculine, classiquea porte / cria / l’emporte féminine, classiqueb sourd / moi / court masculine, classiquea rappelle / belle féminine, classiqueb élégant / gant masculine, classiquea cachette / secrets / achète féminine, classiqueb ici / réussi masculine, classiquea silence / violence féminine, classiqueb témoin / soin masculine, classiquea homme / m’assomme féminine, classiqueb moi / occupé / foi masculine, classiquea entendre / rendre féminine, classiqueb prêter / emprunter masculine, classiquea visage / davantage féminine, classiqueb moins / d’écus / faudrait / échus masculine, classiquea l’autre / apôtre féminine, classiqueb subtil / donne-t-il masculine, classiquea caisse / intraitable / insolvable féminine, classiqueb payer / méchant / supplier masculine, classiquea d’empire / pire féminine, classiqueb tout / bout masculine, classiquea femme / fait / dame féminine, classiqueb temps / instants masculine, classiquea poursuivre / vivre féminine, classiqueb sec / grec masculine, classiquea tranquille / utile féminine, classiqueb fui / d’autrui masculine, classiquea visage / orage féminine, classiqueb adoucir / réussir masculine, classiquea sincère / nécessaire féminine, classiqueb recours / Cercourt masculine, classiquea Zacharie / prie féminine, classiqueb Rien / d’indiscrétion / action masculine, non classiquea tendresse / cœur / intéresse féminine, classiqueb surpris / prix masculine, classiquea réussissez / maître / maison / Après / connaître féminine, classiqueb trop / argent / vrai / rembourserai masculine, classiquea riche / belle / elle féminine, classiqueb mal / Certainement / général masculine, classiquea surpris / grade / brigade féminine, classiqueb disiez-vous / voici / homme / doux masculine, classiquea mois / jure / l’honneur / parjure féminine, classiqueb solennel / billet / appel masculine, classiquea somme / Zacharie / homme féminine, classiqueb chantant / content masculine, classiquea reproche / poche féminine, classiqueb bienheureux / vitreux masculine, classiquea folle / expliqua / parole féminine, classiqueb adroit / droit masculine, classiquea d’enfance / défense féminine, classiqueb célibat / débat masculine, classiquea femme / s’enflamme féminine, classiqueb Cercourt / répéta / s’agita masculine, classiquea vous-même / problème féminine, classiqueb rocher / toucher masculine, classiquea garde / fâchait / regarde féminine, classiqueb ancien / mien masculine, classiquea ensemble / semble féminine, classiqueb inconcevable / point / cher masculine, classiquea inexorable / Juifs / diable féminine, classiqueb dehors / corps masculine, classiquea vengeance / diligence féminine, classiqueb coups / genoux masculine, classiquea m’envoie / joie féminine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 1.2· écart moyen à la rime classique 0.1

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

286 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La comédie du monde, Paris, Comptoir des imprimeurs-unis, 1851· numérisation gallica.bnf.fr· Sources