Fables de Florian, 1793· Livre premier
FABLE IV. Les deux Voyageurs
Le compère Thomas‖ et son ami LubinAllaient à pied tous deux‖ à la ville prochaine.Thomas trouve sur son cheminUne bourse de louis pleine ;Il l’empoche aussitôt.‖ Lubin, d’un air content,Lui dit : pour nous la bonne aubaine !Non, répond Thomas froidement,Pour nous n’est pas‖ bien dit, c’est différent.Lubin ne souffle plus ;‖ mais, en quittant la plaineIls trouvent des voleurs‖ cachés au bois voisin.Thomas tremblant, et non sans cause,Dit : Nous sommes perdus !‖ Non, lui répond Lubin,Nous n’est pas le vrai mot,‖ mais toi c’est autre chose.Cela dit, il s’échappe‖ à travers les taillis.Immobile de peur,‖ Thomas est bientôt pris ;Il tire la bourse et la donne.Qui ne songe qu’à soi‖ quand sa fortune est bonneDans le malheur n’a point d’amis.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 2[abab] 1[abaab] 1[aabba]
- Mètre
- Alexandrins et octosyllabes (10 de 12, 7 de 8, 1 de 10)· profil 8, 6+6, (4+6)
- Mots à la rime
- a Lubin / chemin masculine, classiqueb prochaine / pleine féminine, classiquea content / froidement / différent masculine, classiqueb aubaine / plaine féminine, classiquea voisin / Lubin masculine, classiqueb cause / chose féminine, classiquea taillis / pris / d’amis masculine, classiqueb donne / bonne féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
18 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Fables de Florian, Paris, LA LIBRAIRIE ÉCONOMIQUE, 1800-1801· numérisation Project Gutenberg· Sources