Choix de poèmes, 1950· Poèmes inédits
Adolescence
J’aime ce qu’elle fut et ce qu’elle est encore ;Ce qu’elle est, je le vois, et j’y songe souvent.Tout m’exalte, m’émeut, puis se fond sous le ventDu matin dissipant les lueurs de l’aurore.
Quel astre insoupçonné, quel chant pur et sonoreS’enflamment d’une joie où le rythme vivantPasse dans son regard et s’épanche suivantLe rêve de clarté que, seul,.en moi, j’adore ?
Est-ce hier, aujourd’hui ? serait-ce l’avenir ?Convient-il que j’attende, ou vais-je rajeunirEt viendra-t-elle ici, lumière éblouissante,
Illustrer ma pensée et mes élans d’amour ?Et sera-t-elle alors la même adolescenteQu’’autrefois je guettais au même carrefour ?
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Choix de poèmes, Paris, 1950· numérisation gallica.bnf.fr· Sources