Divertissements, 1945· Dizains et sonnets· Sonnets
II. Glose au sonnet précédent
Impétueux, présomptueux, sots fastueux,Les pédants décrétaient qu’est rude à leur oreilleUn quelconque hiatus. Mais la coulpe est pareilleSi j’écris : « plût au ciel qu’ils se fussent tus, eux ! »
Mais, là, point d’hiatus : l’écran d’une consonneEt la virgule auront suffi ! Dans ton : « tu es »,Dans : « folle que tu es », Musset, tu te jouaisDe leur niaise règle… un peu de leur personne ;
On hasarde aujourd’hui ce qu’alors tu osas,Frondeur insoucieux, sans quêter leurs visasBénévoles. Qu’ils disent c’est bien, non ! ou oui !
Que nous chaut ? Leur vieux dard n’entame plus la cible.A l’été et à l’art, l’été épanouiAdapte en mon sonnet son juste accord flexible.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Divertissements, Paris, Éditions Littéraires de France, 1945· numérisation gallica.bnf.fr· Sources