L’Allée des Glaïeuls, 1921
Sonnet
L’Île
Dans la vasque du jardinSous un ciel flambant de cuivreQuiconque a puisé pour vivreL’eau d’un baptême mondain
Sent-il, s’il voit le JourdainSourdre aux pages d’un vrai livre,L’esprit de feu qui délivre,De lui s’emparer soudain ?
Par maint coup d’aile élargieDans l’île se réfugiePour l’humble espoir de l’enclos
Qu’un flux d’amour circonscriveCelui qui seul sur la riveMédite au-dessus des flots.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après L’Allée des Glaïeuls, Paris, Librairie de France, 1921· numérisation books.google.com· Sources