L’appel a la déesse, 1942· Fantaisie
André chénier
pour Philippe Chabaneix.
Chénier, voluptueux Chénier, l’âme des bellesQue tu aimas, et leur sourire, et le parfum ;Et la grâce de leur visage blond ou brun, ;Leurs voix douces, roucoulements de colombelles
Éprises d’un émoi de tendresse, dont ellesHumaient l’arome aux fleurs, et provoquaient à jeunL’élan délicieux jamais inopportunAu désir de leurs cœurs palpitants ou rebelles,
L’âme des belles que tu aimas, la clartéDes caresses et des soupirs, cette bonté ;Pure et sublime, emplit de ses fièvres nos âmes ;
Le rythme de tes vers se mêle, printanier,A l’image des plus belles que nous aimâmes,Divines grâce à toi, voluptueux Chénier.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après L’appel a la déesse, Paris, F. Sant’Andrea, éditeur, 1942· numérisation opac.kbr.be· Sources