L’appel a la déesse, 1942· Paysages de brume et de songe
Anniversaire d’automne
Une grâce attendrie aux premiers jours d’automne,Quand l’arome des fruits caresse les vergers,Passe en tièdes douceurs sur la mer qui moutonne,Et l’été se prolonge en frissons plus légers.
Quand l’arome des fruits caresse les vergers,S’éveille frêle et fin sous l’azur monotoneLe chant éparpillé des oiseaux bocagers…Quel bonheur vient vers moi, dont mon espoir s’étonne ?
Passe en tièdes douceurs sur la mer monotone,Emoi que je pressens aux souffles messagersD’une grâce attendrie aux premiers jours d’automne,Au chant éparpillé des oiseaux bocagers.
Et l’été se prolonge en frissons plus légers.Quel bonheur vient vers moi, dont mon espoir s’étonne ?Un bonheur ignorant tous soucis étrangers,Une grâce attendrie aux premiers jours d’automne.
16 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après L’appel a la déesse, Paris, F. Sant’Andrea, éditeur, 1942· numérisation opac.kbr.be· Sources