L’appel a la déesse, 1942· Fantaisie
La plume
à Touny-Lérys.
Une plume avive la fresque,Absorbe ou sème ses couleurs ;Le prompt essaim d’entre les fleursSurgit, s’émeut, constelle presqueAu fouillis d’astres suscitéL’espace profond de l’été.
Silencieuse fond la cendre,Et, l’ayant vouée à l’oubli,Un vol par l’envie avili,S’il cherche la source où descendre,Baigne d’ombre, orgueil qui se rompt,La fièvre battante à son front.
Cette fièvre, flamme lucide, :Torche tendue à des appels, .Creuse en des rades d’archipelsL’îlot d’azur qui coïncideSelon leur foi par cet essorA des écumes d’astres d’or.
Jamais lasse l’heure n’allumeAux feux dont brûle l’incertainDu triomphe un flux du matinQui lave, où l’avive la plume,Pour l’âme en quête du réveilLe mirage et son faux soleil.
24 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après L’appel a la déesse, Paris, F. Sant’Andrea, éditeur, 1942· numérisation opac.kbr.be· Sources