L’appel a la déesse, 1942· Paysages ensoleillés
Printemps
I
En dépit d’un vent dur qui brise au bois les branches,L’ardente éclosion des ajoncs d’or mêlésAux buissons d’autres fleurs, jaunes, mauves ou blanches,Présage l’été proche où mûriront les blés.
II
Dans les herbes dont, ce soir, s’embaume la dune ;Je n’assemble des fleurs de lavande et du thymQue pour t’évoquer mieux et humer mon butin,Frêle et blanche, dressée, Amie ! au clair de lune.
8 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après L’appel a la déesse, Paris, F. Sant’Andrea, éditeur, 1942· numérisation opac.kbr.be· Sources