L’appel a la déesse, 1942· Poèmes· « Un peu profond ruisseau… » Méditation
Sixième et dernier sonnet
Qui vit en moi vit avec moi. Je m’agrandisDe leur beauté, de leur bonté, cœur de leur âmeDont vibre au rythme de mon cœur l’épithalamePar leurs souffles au mien sans cesse approfondis.
Chaque amour qu’enlumine un secret paradisÉpure s’y fondant l’inaltérable trameDu souvenir et des visages. Sainte flamme,Pour me joindre à qui m’aime éclate et resplendis !
Sois fort. Ne cède pas au deuil qui déconcerte.L’âme transforme l’âme, aucune n’est inerte ;Je sens, je les sais là, je les vois lumineux ;
Ils vivent. Je vivrai. La vie est éternelle.Atomes, corps, esprits, par d’ineffables nœudsLa substance perdure, et la vie est en elle.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après L’appel a la déesse, Paris, F. Sant’Andrea, éditeur, 1942· numérisation opac.kbr.be· Sources