La Halte sous les hêtres, 1908· Thalassa Au souvenir de marcel Ormoy, au Poète, à l’Ami
IX. Coin de jardin
Sous les glycines, sous le torrent des clématites,Lianes où s’est mêlé du chèvrefeuille blond,Entre des bouillonnements de vigne et de houblon,Palpitent les yeux cachés d’autres fleurs plus petites.
Ils sont d’agate, de sombre onyx, ou de velours,Songeurs ; ils sont des rubis, de la flamme, l’aurore,Candides ; et souriants, si l’ombre vient d’encloreL’étincelle du soleil dans les feuillages lourds
Dont la muraille se vêt, dont déborde sa crêtePar-dessus les espaliers de pêches, de brugnonsEt les poires d’or juteux, Psyché ! quand nous joignonsPour l’élan d’un seul désir notre âme toujours prête.
12 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La Halte sous les hêtres, Paris, Les Éditions Nationales, 1934· numérisation gallica.bnf.fr· Sources