La Halte sous les hêtres, 1908· Thalassa Au souvenir de marcel Ormoy, au Poète, à l’Ami
V. Pâques tardives
A CLAUDE FOURCADE
Les pourpres lilas et des iris d’eauL’éclat jaune épars au vert du feuillageForment un bouquet d’où, frais, se dégageLe parfum du soleil nouveau.
Un torse de femme avance et fait ombreDevant la fenêtre au jour incertain,Mais l’élan des fleurs surgit, ce matin,Seule clarté sous le ciel sombre.
Hier en riant Avril divaguaitPar les bois fleuris de Pâques en fête,Et bien avant Mai ton miroir reflèteTrois touffes fraîches de muguet.
12 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La Halte sous les hêtres, Paris, Les Éditions Nationales, 1934· numérisation gallica.bnf.fr· Sources