La nef désemparée, 1908· Sonnets d’Italie
Sienne
Soft Siena, then, as always sorceress
and queen among Italian cities…BERNHARD BERENSON.
La rue étroite court sous des murs à créneauxOù s’attarde à mourir l’âme patricienneDes ancêtres couchés dans leur gloire ancienne…Le soleil s’est éteint sur les bois automnaux,
Le soleil agonise aux vitres ; les meneauxTombent en poudre dans la nuit de la persienneQui les couvre ; et déjà l’ombre envahit, ô Sienne !L’orgueil de tes maisons et de tes casinos.
Reine entre les Cités ! je songe, Enchanteresse,A l’aire vaste où sur l’autre église se dresseLe porche abandonné d’un Dôme sans rival,
Et soudain je revois, où la pente déclineJusqu’au Palais de la Commune emplir le valLa place courbe au pied de la triple colline.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La nef désemparée, Paris, Société du Mercure de France, 1908· numérisation books.google.com· Sources