Le sang des Fleurs, 1889
XIV. « Ainsi que le satyre »
Ainsi que le satyreQui dans l’herbe, indolent,S’étireEt rampe en appelant
Avec les cris énormesD’une bête aux aboisLes formesIndécises des bois,
Mon amour me suffoque !O blanche déité,J’invoqueAussi votre beauté :
Je vous dis cent parolesTendres éperdûmentEt follesComme un rêve d’amant,
Et je tremble la fièvreEn cherchant à poserMa lèvreEn un fougueux baiser !
20 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Le sang des Fleurs, BRUXELLES, IMPRIMERIE VEUVE MONNOM, 1889· Sources