Le sang des Fleurs, 1889
XV. « Pareilles aux Muses, antiques »
Pareilles aux Muses, antiques,Aux Grâces, aux chœurs rougissantsEt dansantsDans les plis des chitons rustiques,
O blanches filles de Cythère,Vous allez, vous donnant le bras,Et vos pasEffleurent à peine la terre.
Et vos voix chaudes et rieusesVibrent dans le flamboi vermeilDu soleilDardant ses flèches glorieuses.
Vous allez par les grands bois calmesEt sur vos beaux fronts réjouis,ÉblouisFrémissent l’encens et les palmes.
Et J’écris l’ode coutumièrePour la vierge aux yeux les plus douxParmi vous :Elle est l’orgueil de la Lumière !
20 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Le sang des Fleurs, BRUXELLES, IMPRIMERIE VEUVE MONNOM, 1889· Sources