Le sang des Fleurs, 1889
XVI. « Rhythmes sautillants, fluets »
Rhythmes sautillants, fluetsEt pimpants des menuetsEt des pavanes ;Fraîcheurs de fleurs de pêcher.Qu’ont les nymphes de BoucherSi diaphanes,
Pétales des roses-thé,Chairs de lys et de clartéBlanches et roses,Timides, frêles couleurs,Charmes pâles des langueursEt des chloroses ;
Chairs qui parfument les airs,Doux regards tendres et clairsDes Amoureuses ;Cheveux lumineux, éparsSur le front de toutes parts,Boucles fiévreuses ;
Lèvre babillarde où ritEt s’épanouit l’espritQui nous captive :Dans la lumière des dents :Enthousiasmes ardents,Fierté native : |
Tout ce qu on aime : candeur,Harmonieuse splendeur,Grâce charnelle,Rires de l’âme et du corps,Voix sereine aux purs accords,Tout est en Elle !
30 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Le sang des Fleurs, BRUXELLES, IMPRIMERIE VEUVE MONNOM, 1889· Sources