Les Vergers illusoires, 1892· III Le retour au manoir
« Si nul factice feu ne flambe aux glorioles »
Si nul factice feu ne flambe aux gloriolesSi nul chant d’espoir vain ne leurre mon espoir,C’est un appel étrange et doux parmi le soir,C’est une fièvre étrange à ouïr des paroles.
Des paroles d’espoir parlent à mon espoir.N’est-ce l’espoir vieilli d’illusoires paroles ?N’est- ce pas le frisson mourant aux gloriolesD’un revenir rêvé parmi l’aube d’un soir ?
Oh ! les étranges ! oh ! les si douces paroles !C’est l’ombre de la voix qui s’éteignit un soir.C’est l’ombre de la voix qui me fut tout l’espoirJadis aux soirs mentis des neuves glorioles.
Est-ce Lui revenu m’apporter dans le soirTout le rêve éperdu des mortes gloriolesEt dans sa voix parmi les anciennes parolesLa pâle opale de l’exil et de l’espoir ?
16 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Vergers illusoires, Paris, Librairie de l’art indépendant, 1892· numérisation books.google.com· Sources